Citron Cosmique

La culture indé près de chez toi

Catégorie : Expo

  • Jean Marquis, arpenteur du quotidien. Photographies 1951-1983

    La galerie Roger-Viollet explore pour la première fois le travail de Jean Marquis. Une sélection de 110 tirages contemporains proposés en édition limitée à 30 exemplaires.

    En 1951, Robert Capa conseille à Jean Marquis (1926-2019), comédien et animateur d’art dramatique, de regarder du côté de la photographie. Il a l’œil. Trois ans plus tard, il rejoint l’agence Magnum Photos au côté de Robert Capa, Henri Cartier-Bresson et Chim.

    Des rues aux champs, des usines aux fenaisons, de Liverpool à Budapest, des colons algériens aux chameliers du marché de Touggourt et au bidonville du Clos Salembier (1958), Jean Marquis arpente le quotidien : revue de presse de Pierre Mendès France dans un train, fabrication du pain au village, direction d’acteur par Jean Renoir pour French Cancan.
    Jean Marquis ordonne l’espace, agence ses personnages, cadre avec maestria : foule laborieuse de Merlebach de retour à la maison, vieilles dames à l’œil ravageur de la rue du Petit Musc, cheminot solitaire le long de la Deûle, premier grand reportage « initiatique » pour Magnum.

    Les photographies s’imposent dans l’évidence de leur pan de vie, symboles des coutumes ancestrales de la Corrèze, attestations de la modernité des Trente Glorieuses, documents de la permanence des luttes.

    Edward Steichen, directeur du département de la photographie du MoMA, le repère et le sélectionne pour l’exposition La Grande Famille des hommes (The Family of Man) en 1955. S’ensuivront de nombreuses rétrospectives dans des institutions en France et à l’étranger.

    Jean Marquis couvre l’effervescence sociale et artistique : grèves sur le tas, meetings sur les lieux de travail, manifestations diverses en faveur de causes qui lui tiennent à cœur : soutien, à Paris place de la Nation, aux époux Rosenberg dans le couloir de la mort aux États-Unis (1953), enterrement des manifestants pour la paix en Algérie, victimes de la répression au métro Charonne (1962), agitation sociale de mai 1968, assemblée générale de paysans (1983), le jazz, les spectacles, les tournages de films, il est au rendez-vous de l’Histoire.
    L’œil aux aguets, il saisit la jeunesse et sa déferlante contestataire au quartier Latin ; André Malraux à bout de forces tirant sa révérence à la scène politique dans la dernière manifestation gaulliste à l’Arc de Triomphe (30 mai 1968).

    La presse l’apprécie, le publie. Il entame une collaboration régulière avec L’Express, Science et Vie, Time, Sports Illustrated, Fortune Magazine, Life. Les couvertures se multiplient : l’actrice Gina Lollobrigida pour Le Grand Jeu de Robert Siodmak pour Match (1954), un ancien déporté des camps d’extermination en chemise rayée pour Life (1958), Brigitte Bardot, la star mondiale, pour L’Express (1962)…

    Louis Aragon l’invite à le suivre dans les déambulations de son anthologie de poèmes Il ne m’est Paris que d’Elsa (1963). Jean Marquis décline l’animation des rues parisiennes, Montmartre encore comme autrefois avec son moulin.
    Europe, Iran, Sénégal, Algérie, Jean Marquis voyage, envoyé spécial de la presse internationale. En Laponie (1956), il est au sommet de son art dans l’intimité des Samis, au cœur de leurs traditions et coutumes. Il traduit le bonheur fou et tendre des enfants, l’insouciance de leurs jeux, l’éclat de la beauté tranquille de leurs parents comme une ligne de vie, marque de son empathie, d’une éthique discrète mais prégnante aux sources de son œuvre.

    En 2011, Jean Marquis confie la distribution de ses photographies à l’agence Roger-Viollet dont un ensemble est issu de la collection de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition Théophile de Viau à la Bibliothèque Mazarine

    À l’occasion du quatrième centenaire de la mort de Théophile de Viau, l’exposition invite à redécouvrir un moment fécondant de la vie littéraire française. Fantôme d’une époque où l’on pouvait mourir pour des vers, Théophile de Viau participe à l’émergence de la figure de l’écrivain dans la société et interroge la possibilité de penser en poésie, du Grand Siècle à aujourd’hui.

    du 09 octobre 2026 au 09 janvier 2027

    Entrée libre du lundi au samedi, de 10h à 18h

    23 quai de Conti, 75006 PARIS

    Poète à la destinée tragique et figure fugitive du Grand Siècle, Théophile de Viau est devenu le symbole d’une liberté scandaleuse de penser, d’agir et d’écrire. Son œuvre comme sa vie aventureuse reflètent la difficulté de « courir la carrière » dans une époque traversée de fortes tensions politiques, culturelles et religieuses.

    Né dans une famille protestante de petite noblesse gasconne, il s’impose à Paris par son talent poétique et l’appui de protecteurs. Considéré comme le chef de file des lettrés modernes, il est au sommet de sa gloire lorsque des libraires publient le Parnasse satyrique, un recueil de pièces érotiques et matérialistes s’ouvrant par un sonnet qui lui est attribué. Les milieux dévots attaquent en lui la figure de proue du libertinage : le jésuite François Garasse publie sa Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, et le procureur Mathieu Molé instruit son procès ; une guerre de libelles éclate. Condamné le 18 août 1623 à être brûlé vif avec ses ouvrages, il se défend lui-même à coups de vers, composés dans sa cellule de la Conciergerie puis à Chantilly, où il trouve un ultime refuge, auprès du duc de Montmorency.

    Son héritage, entretenu par les rééditions de Georges de Scudéry et Jean Mairet puis par des auteurs tels La Fontaine ou Cyrano de Bergerac, se heurte au classicisme triomphant de Boileau. Estompé de la mémoire collective puis ressuscité par Théophile Gautier, Théophile devient un personnage qui hante les romantiques, les bibliophiles et le monde lettré des 19e et 20e siècles.

    À l’occasion du quatrième centenaire de sa mort, l’exposition invite à redécouvrir un moment fécondant de la vie littéraire française. Fantôme d’une époque où l’on pouvait mourir pour des vers, Théophile de Viau participe à l’émergence de la figure de l’écrivain dans la société et interroge la possibilité de penser en poésie, du Grand Siècle à aujourd’hui.

    Commissariat :
    Florine Lévecque-Stankiewicz (Bibliothèques Mazarine & de l’Institut de France)
    Sophie Tonolo (Service du dictionnaire, Académie française – Université de Paris-Saclay)

    Visites guidées gratuites par la commissaire d’exposition :

    Mardi 10 novembre 2026 à 18h
    Mardi 1 décembre 2026 à 18h

    Réservation obligatoire pour les visites guidées, dans la limite des places disponibles : contact@bibliotheque-mazarine.fr

    La Bibliothèque Mazarine est fermée les jours fériés, ainsi que les 24 et 31 décembre 2026.
    Accès de l’exposition limité à 10-13h les jours de séances publiques de l’Institut : 20 et 27 octobre, 9, 18, 24, 27 et 30 novembre, 3 décembre 2026.

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  • Exposition photos « faire communauté » au Village Notre-Dame de Bon Secours

    Venez découvrir en photos la communauté humaine du Village Notre-Dame de Bon Secours !

    Depuis 1876, au cœur du 14e arrondissement, des centaines de femmes et d’hommes vivent et s’entraident dans le Village Notre-Dame de Bon Secours. A l’occasion du 150e anniversaire de ce lieu unique, une exposition permanente met en lumière, sur les grilles extérieures, la communauté que forment les habitants, aidants, professionnels et bénévoles du village.

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  • Foucault, une aventure intellectuelle au Collège de France

    Du 30 septembre 2026 au 15 janvier 2026, l’exposition « Foucault, une aventure intellectuelle au Collège de France » explore le parcours de Michel Foucault (1926-1984) dans l’institution où il enseigna de 1970 à 1984. À l’occasion du centenaire de sa naissance, des manuscrits inédits, des archives et des témoignages audio et vidéo esquissent le mouvement d’une pensée toujours profondément actuelle.

    Le 12 avril 1970, le philosophe Michel Foucault, auteur aussi célébré que débattu d’Histoire de la folie à l’âge classique et des Mots et les Choses, est élu au Collège de France sur la chaire Histoire des systèmes de pensée. Cette élection n’a rien d’évident pour un chercheur qui a d’abord enseigné la psychologie mais refuse les allégeances disciplinaires, et dont le parcours est déjà jalonné d’éclats et d’engagements politiques forts. Elle inaugure une aventure intellectuelle de près de quatorze ans dont les résonances s’entendent encore aujourd’hui, comme en témoigne la fécondité des concepts de « gouvernementalité », de « biopolitique », de « pouvoir pastoral » ou de « régime de vérité ».

    Ses cours au Collège de France sont bien plus qu’une ébauche de l’œuvre écrite. Ils lui permettent d’explorer de nouveaux champs et de tester de nouvelles hypothèses. Leur rayonnement débute très tôt par un succès public et la libre circulation d’enregistrements et de dactylographies. Il dépasse vite les frontières de l’Hexagone, grâce à la présence d’un auditoire international et aux nombreux séjours du philosophe à l’étranger, notamment aux États-Unis, au Brésil et au Japon. La publication posthume des cours, puis leurs traductions à travers le monde, en font une œuvre à part entière, aussi lue et citée que les livres parus de son vivant. Elles assurent ainsi à sa pensée une deuxième vie inattendue, tant elles renouvellent la perception de ses enjeux et éclairent sa méthode.

    La centaine de pièces exposées – manuscrits inédits, objets personnels, archives audio et vidéo – retrace une trajectoire internationale fulgurante trop tôt interrompue, laissant une production scientifique considérable. L’exposition permet notamment d’éclairer la cohérence et la pérennité d’une pensée en permanente évolution qui refusait les assignations. Elle restitue cette aventure dans un réseau d’amitiés et de pairs au sein du Collège de France, mais aussi de stratégies et de combats hors les murs qui rappellent que le savoir est également affaire de pouvoir.

    Une exposition organisée par le Collège de France en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France.

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  • EXPOSITION Envisage au FIAP Paris

    Vous êtes chaleureusement invité(e) au vernissage de l’exposition « Envisage » de Kati Béal

    Bercée par une enfance nomade, Kati Béal est issue d’une double culture.

    Inspirée par ses ascendances eurasiennes, elle mêle la profondeur de l’encre de chine à la douceur d’un nuancier insulaire. Force et délicatesse se fondent. Le travail sur carton recyclé est un choix écologique et esthétique, créant un sentiment d’enracinement naturel dans la matière.

    En témoin non silencieux, au travers de ses portraits des peuples-monde, l’artiste invite à se réveiller, résister, et lutter pour sauvegarder notre humanité.

    Exposition du 1er octobre au 29 novembre 2026

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  • Exposition « Chaussez vos bottes » avec Chloé du Colombier

    à l’occasion de l’automne de la science consacrée au thème de la nature, une exposition originale concoctée par l’artiste

    Venez assister au vernissage le jeudi 29 octobre à 18h !

    Chloé du Colombier vous ouvre les portes de ses forêts, de ses prairies et de ses jardins. Dans ses images, tour à tour documentaires et imaginaires, vous croiserez chouettes, escargots, blaireaux ou citrouilles…

    illustration
    illustration originale ; Crédits : Chloé du Colombier

    Découvrez les coulisses de création de ses images éditoriales et plusieurs originaux à la gouache, issus des recherches personnelles de l’illustratrice, qui prolongent cette promenade au cœur du vivant.

    → en lien avec l’atelier du 3 octobre

    → Chloé du Colombier en quelques mots

    artiste
    Chloé du Colombier ; Crédits : Chloé du Colombier

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition à la Galerie AB – AKKITHAM

    L’Inde s’impose aujourd’hui comme la cinquième puissance économique mondiale et son marché de l’art connaît une croissance soutenue. Dans ce contexte d’effervescence, la Galerie AB a le plaisir de vous présenter du 1er octobre au 7 novembre 2026 une exposition consacrée à l’artiste Narayanan Akkitham.

    Exposition Akkitham

    L’événement est doublement singulier. D’une part, il met en lumière un peintre majeur en Inde – lauréat à trois reprises de la plus haute distinction officielle du pays – mais encore trop discret sur la scène française, alors même qu’il vit et travaille à Paris depuis plus d’un demi-siècle. Et d’autre part, il intervient à un moment où les collectionneurs européens accordent un intérêt croissant à l’art indien moderne et contemporain, porté par l’émergence d’une classe moyenne fortunée et l’ouverture à l’international des institutions indiennes.

    L’exposition réunit une trentaine d’huiles sur toile couvrant plusieurs décennies de création. Elle offre aux visiteurs l’occasion de découvrir une oeuvre qui s’inscrit pleinement dans les recherches de l’abstraction géométrique occidentale du XXe siècle, tout en puisant dans les traditions symboliques et rituelles de l’Inde. Une approche qui fait de Akkitham un cas unique : celui d’un artiste qui a construit un langage plastique personnel à la croisée de deux mondes.

    Pour les collectionneurs comme pour les amateurs d’art, cette exposition est une occasion rare de voir réuni un ensemble important d’oeuvres d’un peintre dont la cote, encore mesurée en Europe, est appelée à suivre la dynamique du marché indien. C’est aussi une entrée concrète dans un sujet plus vaste : comment l’art indien s’internationalise-t-il ? Comment ses artistes majeurs se positionnent-ils entre héritage et modernité ? Et comment Paris, lieu de résidence de Narayanan Akkitham depuis 1967, reste-t-elle une plaque tournante de ce dialogue ?

    Portrait d'Akkitham Narayanan dans son atelier parisien à l'occasion de son exposition à la Galerie AB. L'artiste peintre indien, figure majeure de l'abstraction géométrique contemporaine, pose au milieu de ses œuvres, dans un espace de création lumineux où se dévoilent son univers inspiré de l'art tantrique, de la géométrie sacrée et de la couleur. Ce portrait d'atelier met en lumière le dialogue entre l'artiste, son processus créatif et plusieurs décennies de recherche picturale.
    Narayanan Akkitham dans son atelier – Galerie AB ; Crédits : © Cornelis Van Voorthuizen

    Qui est Narayanan Akkitham ?

    Né au Kerala en 1939, Narayanan Akkitham est formé à la Government School of Arts and Crafts de Chennai, où il suit l’enseignement de K. C. S. Paniker et D. P. Roy Choudhury. En 1967, une bourse du gouvernement français lui permet de rejoindre Paris. Il entre alors à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts dans l’atelier de Jean Bertholle.

    Après une période figurative, Akkitham s’oriente à la fin des années 60 dans une abstraction géométrique personnelle.

    Son oeuvre ne relève jamais d’un formalisme décoratif : elle constitue une véritable méditation sur les structures invisibles du monde. Triangles, cercles, carrés, lignes et signes calligraphiques deviennent les éléments d’un vocabulaire plastique inspiré des cosmologies indiennes, des diagrammes tantriques, de la pensée védique et des traditions picturales murales de l’Inde ancienne.

    La géométrie y apparaît comme une écriture universelle, capable de traduire les rapports entre matière, énergie et spiritualité. La couleur joue un rôle essentiel dans cette quête intérieure. Superposées en voiles subtils, les tonalités semblent irradier depuis la surface du tableau plutôt que s’y déposer.

    Narayanan Akkitham a construit une oeuvre qui voyage sans discontinuer entre l’Inde et la France.

    Il a exposé à de nombreuses reprises en Inde, où il bénéficie d’une reconnaissance institutionnelle de premier plan, tout en étant régulièrement montré en France, au Japon, en Allemagne et en Pologne. Ses toiles sont entrées dans des collections publiques majeures, parmi lesquelles la Bibliothèque nationale de France, le ministère français de la Culture et le National Museum de New Delhi. Cette double implantation, à la fois européenne et indienne, est également consacrée par plusieurs distinctions. Il a reçu à trois reprises le Lalit Kala Akademi Award (1963, 1965, 1966), la plus haute récompense officielle décernée à un artiste en Inde, ainsi que le K. C. S. Paniker Puraskaram et le Raja Ravi Varma Award, qui viennent confirmer la place durable de son travail dans l’histoire de l’art contemporain indien.

    Narayanan Akkitham dans les collections publiques

    • Musée national, New Delhi, Inde

    • National Art Gallery, Chennai, Inde

    • Musée d’Ahmedabad, Inde

    • Musée de Bangalore, Inde

    • Ministère des Affaires culturelles, Paris, France

    • Bibliothèque nationale de France

    • Préfecture de Paris, France

    • Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan, France

    • Musée de Wilhelmshaven, Allemagne

    • Musée d’Art de Glenbarra, Japon

    • Musée de l’Asie et du Pacifique, Varsovie, Pologne

    • Musée d’Art Sacré (MOSA), Durbuy, Belgique

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Paris Humaniste

    À l’occasion du Bicentenaire de la photographie, La Galerie Rouge vous invite à une exposition sur le thème du Paris Humaniste.

    Cette exposition réunit certain.es des plus célèbres représentant.es du courant qui a dominé la photographie française d’après-guerre et contribué à sa renommée à travers le monde avec Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier, Robert Doisneau, Willy Ronis, Louis Stettner et Sabine Weiss. Les photographies de Martine Barrat sur le quartier de La Goutte d’Or offrent un contrepoint plus contemporain et politique.

    Souvent critiqué comme naïf et universaliste, ce mouvement a pourtant réuni des visions très diverses, allant de la photographie documentaire et sociale, à des écritures poétiques ou facétieuses. À travers le thème de Paris et sa représentation, nous avons souhaité dépasser les clichés et les catégories afin de défendre un regard humaniste multiple, complexe et engagé dans le réel.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition d’œuvres sur carton et papier recyclé

    Découvrez l’exposition « Envisage… » de Kati Béal au FIAP Paris, du 1er octobre au 29 novembre 2026.

    Le FIAP Paris vous invite à découvrir l’exposition « Envisage… » de Kati Béal, du 1er octobre au 29 novembre 2026.

    À travers une série de portraits réalisés sur carton et papier recyclé, l’artiste questionne notre rapport au monde, à l’humain et à la nature. De la boxeuse « en garde » à l’enfant des steppes de Mongolie, ses œuvres témoignent des violences et des bouleversements de notre époque, tout en portant un message de résistance, de solidarité et d’espoir.

    Issue d’une double culture et inspirée par ses origines eurasiatiques, Kati Béal mêle la profondeur de l’encre de Chine à une palette délicate, faisant dialoguer force et douceur. Le choix du carton recyclé traduit également son engagement écologique et donne à ses œuvres une relation particulière à la matière.

    Avec « Envisage… », l’artiste nous encourage à regarder le présent, à penser le futur et à agir pour préserver notre humanité.

    Vernissage le 1er octobre à 18h30

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  • Exposition « La grotte de Seokguram : le Secret millénaire de l’art bouddhique »

    À l’occasion du 140ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le Centre Culturel Coréen, la ville de Gyeongju et l’Institut National de Recherche sur le Patrimoine Culturel de Corée présentent une exposition consacrée à la grotte de Seokguram, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et située à Gyeongju, ancienne capitale du royaume du Silla.

    À travers ce site emblématique, l’exposition invite le public à découvrir l’art bouddhique qui s’est épanoui à cette époque.

    Située dans le sud-est de la péninsule coréenne, Gyeongju fut pendant près de mille ans la capitale du royaume du Silla (57 av. J.-C. – 935 apr. J.-C.). Elle abrite de nombreux sites et vestiges archéologiques témoignant de la richesse culturelle et des traditions de cette période.

    Seokguram, située sur le mont Toham à Gyeongju, est une grotte artificielle édifiée à partir de blocs de granit finement taillés et assemblés avec une remarquable précision. Véritable chef-d’œuvre de l’art bouddhique du royaume du Silla unifié (668-935), elle témoigne du raffinement artistique, de la maîtrise architecturale et de l’ouverture au monde qui caractérisaient cette période. En 1995, Seokguram a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, en reconnaissance de sa valeur patrimoniale exceptionnelle.

    Cette exposition a été conçue pour offrir aux visiteurs une découverte plus immersive de Seokguram, véritable joyau de la culture du Silla et reflet de l’univers bouddhique. Elle présente l’architecture originale et les remarquables techniques de construction du monument. Grâce aux photographies réalisées par Han Seokhong, qui a consacré sa vie à immortaliser le patrimoine culturel coréen, les visiteurs pourront également apprécier la beauté des sculptures qui composent la grotte. Parmi elles, les statues de moines, de bodhisattvas et de bouddhas témoignent de la dimension sacrée de l’art religieux.

    L’exposition propose également une expérience immersive et sensorielle grâce à différents dispositifs numériques et pédagogiques. Un écran LED permet notamment de découvrir les principaux sites historiques de Gyeongju, dont le temple Bulguksa et la grotte de Seokguram, tandis que des supports en braille et des dispositifs tactiles invitent à appréhender les œuvres par le toucher. Ces différentes approches offrent ainsi une découverte à la fois concrète et accessible du patrimoine culturel coréen.

    L’exposition met également en lumière la culture bouddhique du royaume de Silla à travers la présentation de sites et d’objets emblématiques. Seokguram incarne la vision idéale du monde bouddhique auquel aspirait le royaume du Silla unifié ; les briques murales vernissées ornées de motifs de gardiens du site de Sacheonwangsa évoquent la protection de la Loi bouddhique ; l’étang et les lotus, qui relient le monde de Bouddha au monde terrestre ; ainsi que Sūtra de la Grande Dharani de la Lumière pure et immaculée, qui représente la réalisation du monde de Bouddha à travers les écrits sacrés.

    Enfin, l’exposition propose de relier passé et présent à travers les installations et œuvres d’artistes contemporains qui réinterprètent la culture et l’esthétique bouddhiques du Silla. Avec Yeonji, Kim Eun-ha donne une nouvelle vie à des poteries, des fragments de tuiles découverts dans des temples et des fibres recyclées, réunis dans une création poétique. Lee Seung-chul revisite quant à lui la sculpture bouddhique traditionnelle à travers des reproductions en papier hanji, tandis que Sohn Dae Hyun met en lumière la richesse de l’artisanat coréen avec des sculptures de Bouddha réalisées selon différentes techniques, notamment la laque, l’ivoire, la nacre et la dorure. Enfin, Studio Shinyoo propose une réinterprétation contemporaine de la pagode bouddhique, symbole des reliques du Bouddha, de la pratique du Dharma et des vœux formulés par les fidèles. Associée à des objets datant de la période de Silla, cette installation invite les visiteurs à s’attarder autour des œuvres, à formuler leurs propres vœux et à se recueillir.

    À partir du 23 novembre, une nouvelle exposition immersive viendra compléter la découverte de Seokguram. Grâce à une reconstitution hyperréaliste et à une projection en mapping sur quatre toiles, le public pourra explorer virtuellement la grotte et découvrir ce site emblématique sous un nouveau regard.

    Informations sur coree-culture.org

    Fiche sur Que faire à Paris