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Catégorie : Expo

  • Exposition : Lady Liberty, derrière l’icône, le génie d’Eiffel

    Une exposition sur la terrasse du 1er étage de la tour Eiffel
    À l’occasion des 140 ans de la Statue de la Liberté

    Du 12 octobre au 12 novembre 2026, la tour Eiffel propose une exposition inédite, dédiée à la Statue de la Liberté à l’occasion du 140ème anniversaire de son inauguration.

    Imaginée en partenariat avec le MuAM – Musée des Arts et Métiers et installée sur la terrasse du 1er étage, l’exposition invite les visiteurs à (re)découvrir l’un des monuments les plus célèbres au monde et, notamment, le rôle déterminant joué par Gustave Eiffel dans sa construction.

    Souvent méconnue, l’histoire de la Statue de la Liberté débute à Paris où l’architecte Auguste Bartholdi imagine sa silhouette monumentale. Gustave Eiffel, quant à lui, conçoit l’ingénieuse structure métallique qui lui permet encore aujourd’hui de résister aux vents de la baie de New York. Offerte par la France aux États-Unis et inaugurée dans le port de New York en 1886, la Statue de la Liberté est devenue, au fil du temps, un symbole universel de liberté et d’espoir.

    Un parcours chronologique pour découvrir
    l’histoire de Lady Liberty

    Dans un parcours composé de douze panneaux
    illustrés, l’exposition, réalisée avec le concours de Lagardère x Arteum, concessionnaire
    boutiques de la tour Eiffel, revient sur la naissance de ce projet hors norme,
    sa construction, son voyage vers l’Amérique et l’héritage exceptionnel laissé
    dans l’histoire, l’art et l’imaginaire collectif. Les visiteurs pourront notamment découvrir des
    plans et documents
    liés aux travaux de Gustave Eiffel, des illustrations
    retraçant les différentes étapes de la construction de la statue à Paris, ainsi
    que des contenus consacrés à sa traversée vers New York. L’exposition donne
    également un coup de projecteur sur ses nombreuses répliques à travers le monde
    et l’influence majeure qu’elle exerce encore aujourd’hui.

    Autour de deux grands chapitres, les visiteurs
    voyagent à travers les grandes étapes de l’histoire de la Statue de la
    Liberté :

    La première partie, « La conception »,
    revient sur la genèse du projet, de l’idée portée par Édouard de Laboulaye à la
    création de la Statue par Auguste Bartholdi, en passant par le rôle décisif de
    Gustave Eiffel dans la conception de sa structure métallique innovante.

    « La
    postérité »
    s’intéresse ensuite au destin exceptionnel de la Statue après
    son inauguration. Devenue l’un des visages les plus reconnaissables de
    l’Amérique, Lady Liberty s’est imposée comme un symbole mondial de
    liberté, inspirant de nombreux artistes et cinéastes ainsi que des générations
    entières à travers le monde.

    Un parcours imaginé pour toute la famille

    Tout au long du parcours, des encadrés
    spécialement conçus pour le jeune public proposent questions, anecdotes et
    informations insolites pour découvrir de manière ludique l’histoire croisée de
    deux icônes que sont la Statue de la Liberté et la tour Eiffel. En répondant à
    un quiz proposé sur plusieurs panneaux de l’exposition, les visiteurs pourront
    également tenter de remporter des cadeaux inspirés de « Lady Liberty », à
    retirer dans la boutique du 1er étage du monument.

    Une exposition réalisée en partenariat avec le MuAM
    – Musée des Arts et Métiers

    L’exposition de la tour Eiffel fait écho à «
    Lady Liberté. De la sueur, de l’audace, du génie »
    présentée au MuAM
    jusqu’au 1er août 2027.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Visite contée famille de l’expo « Semons nos résistances »

    Venez écouter les récits de Florence et Violaine au cœur de l’exposition. Fantaisistes, fantastiques, leurs histoires viennent résonner avec les œuvres !

    Conteuses, historiennes ou menteuses astucieuses, Florence et Violaine racontent des histoires. Elles travaillent à donner à chaque instant, à chaque événement et à chaque période, une place unique. Des histoires de vie aux contes populaires en passant par les énigmes, Florence et Violaine adorent jouer avec les mots, les souvenirs et le public dans une relation directe et simple.

    Toute personne suivant la visite contée doit réserver une place.
    La visite contée existe aussi pour les tout-petits (2–5 ans) et pour les adultes  !

    L’exposition : À travers la présentation du travail de quinze artistes, l’exposition Semons nos résistances célèbre ces actions qui sèment les graines d’une dissidence joyeuse au service d’autres manières d’habiter la Terre, attentives au vivant et à l’altérité. Plus encore, elle est une invitation à se rassembler pour inventer, ensemble, le monde que nous souhaitons voir advenir.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition « Cornebidouille » de L’école des loisirs

    Venez découvrir l’univers incroyable de la célébre sorcière Cornebidouille de Magali Bonniol et Pierre Bertrand !

    Enfin une
    exposition sur la sorcière préférée des enfants… surtout ceux qui ne mangent
    pas leur soupe !

    Extraites
    des six albums existants, ces magnifiques illustrations de Magali Bonniol sont classées en 4 thématiques : Toilettes et
    tuyaux, Petit et grand, Les accessoires de Cornebidouille, et Les transformations
    de Cornebidouille.

    Chaque illustration est accompagnée d’un QR code proposant un extrait audio lu par l’auteur Pierre Bertrand.

    Ces magnifiques illustrations ont été généreusement fournies par L’école des loisirs.

    Exposition en entrée libre au 1er étage de la médiathèque (espace jeunesse)
    du mardi 13 octobre au dimanche 8 novembre 2026 aux horaires d’ouverture de la médiathèque.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Visites tout-petits de l’expo « Semons nos résistances »

    Une visite de l’exposition « Semons nos résistances » adaptée aux tout-petits où se mêlent art et éveil des sens.

    Profitez d’une mini-visite guidée pour vos tout-petits à la rencontre des œuvres d’une exposition propice aux découvertes. Durant cette visite, vous pourrez partager un moment privilégié au cœur de l’expo avec vos petits, où vous découvrirez les œuvres tout en douceur par le corps et le jeu !

    L’exposition : À travers la présentation du travail de quinze artistes, l’exposition Semons nos résistances célèbre ces actions qui sèment les graines d’une dissidence joyeuse au service d’autres manières d’habiter la Terre, attentives au vivant et à l’altérité. Plus encore, elle est une invitation à se rassembler pour inventer, ensemble, le monde que nous souhaitons voir advenir.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition Portraits de France

    L’exposition offre un miroir de la diversité qui compose la France et des personnalités venues d’horizons divers et variés qui ont marqué son histoire et forgé ses valeurs : celles et ceux issu.es des outre-mer et des immigrations.

    L’histoire de France a pendant longtemps oublié certaines figures venues d’horizon divers et lointains. Cette exposition conçue par le Muséum national d’histoire naturelle et le Groupe de recherche ACHAC propose une nouvelle approche : une chronique de l’histoire de France plus ouverte au monde, à celles et ceux issu.es des outre-mer ou des immigrations.

    Proposée aujourd’hui par SOS Racisme, cette exposition fait écho aux valeurs et aux combats portés par l’association : loin des replis identitaires, elle met au contraire en avant les portraits de celles et ceux qui font la richesse de la France et de son histoire. Loin des relents de haine, du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations, l’exposition invite à mettre sur un pied d’égalité ces personnalités qui ont contribué à forger les valeurs fortes de notre République : liberté, égalité, fraternité. Contre les discriminations liées à l’origine, le parcours d’exposition invite chacun.e à se projeter dans cette histoire partagée à travers une sélection de 14 panneaux pour en traverser les époques jusqu’à aujourd’hui.

    Exposition Portraits de France

    Groupe de recherche ACHAC

    Fiche sur Que faire à Paris

  • p. 39 de Nina Wakeford à la Cité internationale des arts

    La Cité internationale des arts présente l’installation p. 39 de Nina Wakeford, du 20 octobre au 21 novembre 2026 dans la Vitrine.

    Nina Wakeford utilise la performance, l’installation et l’image en mouvement pour aborder les combats non résolus des mouvements sociaux du passé, ainsi que les défis déclenchés par leur réactivation. Son inspiration lui vient d’archives historiques, mais aussi de ses amis, de ses amants et de leurs obsessions.

    Dans ce projet, son point de départ a été le décès d’une amie, Anna Livia Brawn, et un livre oublié. Anna avait traduit en anglais un roman de 1930 écrit par une autrice parisienne ouvertement lesbienne, Lucie Delarus-Mardrus. Dans ce roman, le personnage principal vit à la fois en tant qu’homme et femme. L’autrice y intègre des caricatures de « célébrités » lesbiennes bourgeoises, dont certaines étaient connues pour partager des moments intimes lors de leurs promenades à cheval dans le Bois de Boulogne. Pourtant, l’autrice est morte presque sans le sou, après s’être aliénée sa famille et ses amis en refusant de mettre fin à sa relation avec une chanteuse de music-hall à l’accent « parigot » de la classe ouvrière et au « langage vulgaire ». Après avoir enfin déniché une première édition du roman à la Librairie Vignes à Paris, Nina a eu le sentiment de renouer avec Anna.

    En réponse aux enjeux de réinterpréter et de raconter des moments de rencontres furtives entre femmes et dans un élan bibliophile, Nina met en relation un assemblage de matériaux récemment collectés, chantés, parlés, mis en scène.

    Nina Wakeford (Royaume-Uni) est en résidence par le biais du programme 2–12


    Site du Marais → Vitrine
    Cité internationale des arts

    Fiche sur Que faire à Paris

  • La grande aventure du savoir médical

    Sous le commissariat du Dr Philippe Abastado, cardiologue clinicien et directeur de recherche en épistémologie appliquée à la médecine à l’Université Paris 7, l’exposition explore la transmission du savoir médical, de l’Antiquité aux Temps modernes. Aventure de l’homme pour l’homme, la médecine passe d’une civilisation à l’autre, malgré les guerres et les conflits, malgré les vicissitudes politiques et économiques, au-delà parfois des réserves religieuses et morales.

    De la Grèce à Rome, de Rome à Alexandrie, d’Alexandrie à Bagdad, de Bagdad à Padoue… le savoir médical a le livre pour principal outil, livre qui témoigne également de l’extraordinaire continuité de l’éthique du corps médical, notamment dans sa relation avec la patientèle. Les textes médicaux demeurent vivants comme en témoignent nombre d’ouvrages annotés et commentés par des médecins de plusieurs générations, parfois dans des langues différentes.

    Entre le VIIe et le XVIe siècle de l’ère commune, le monde arabo-musulman marque profondément la médecine par une évolution majeure tant des concepts que des techniques. Cette longue période s’ouvre et se clôt par une révolution linguistique : le passage du grec à l’arabe, puis celui de l’arabe au latin, deux moments privilégiés de remises en cause et de débats.

    Dans les cinq thèmes du parcours de l’exposition – traduire, transmettre, débattre, expérimenter, soigner – des manuscrits somptueusement enluminés, des incunables et des imprimés illustrés de gravures occupent le cœur de la présentation, à côté d’objets en usage dans la pharmacopée et la chirurgie. En parallèle à la collection patrimoniale, des animations numériques invitent à découvrir la géographie de cette aventure médicale, ses grandes figures, leurs théories sur le corps, leurs pratiques de la consultation, leurs recommandations pour la conservation d’une bonne santé, la fabrication de médicaments composés…

    L’exposition ambitionne la prise de conscience du savoir médical comme le produit d’un brassage multiséculaire d’hommes et d’influences, prônant la tolérance et l’ouverture à l’autre en nos temps de replis identitaires et de certitudes.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Visionnaires. Carte blanche à Prune Nourry

    Le Petit Palais invite Prune Nourry à investir l’ensemble
    du musée pour mettre en lumière, dans son exposition
    « Visionnaires », des femmes sculptrices méconnues ou
    oubliées par l’Histoire de l’art.

    À la demande de l’artiste, trois historiennes de l’art ont mené des recherches pendant un an afin de rassembler les écrits et les portraits photographiques de dix-huit sculptrices de la fin du XIXe et du début du XXe. Parmi elles, figurent Käthe Kollwitz, Nancy Elizabeth Prophet, Hélène Bertaux, Jane Poupelet, Consuelo de SaintExupéry, Selma Hortense Burke, Daria Gamsaragan ou encore Sarah Bernhardt. Inspirée par la qualité artistique de leurs œuvres et la force de leur engagement, Prune Nourry a sculpté le portrait de ces dix-huit femmes « visionnaires ». Prune Nourry rend ainsi visible la place des femmes comme créatrices.

    L’exposition se déploie dans l’ensemble des collections du Petit Palais, de l’esplanade extérieure du musée jusque dans le jardin.

    Sur le parvis, Mothership, figure hybride entre une femme enceinte et la coque d’un bateau en métal rouillé, introduit l’exposition. De la galerie des sculptures au Pavillon nord, les dix-huit nouveaux portraits créés pour le Petit Palais ravivent la mémoire de sculptrices du passé. Prune Nourry prolonge le parcours en faisant dialoguer en regard des collections permanentes, une vingtaine de ses œuvres précédentes, des Holy Daughters aux Vénus.

    À la manière d’un jeu de piste, les visiteurs partent à la découverte des yeux en marbre blanc aux pupilles noires incrustés dans les bustes en plâtre de Prune Nourry comme dans les socles des œuvres du Petit Palais, créant un dialogue visuel entre les deux. Ces yeux de pierre, inspirés de la statuaire polychrome du Petit Palais, invitent à un regard croisé sur les différentes époques présentes dans le musée, de l’antiquité à nos jours.

    L’artiste choisit le plâtre, comme matériau principal, en écho à la collection du musée dont près de 70% des sculptures sont des “plâtres d’atelier”. Ces tirages n’étaient pas destinés aux musées et pourtant, ils ont traversé le temps là où les versions en bronze ont été détruites. Prune Nourry joue également avec l’échelle : ses nouveaux bustes s’échelonnent de 70 cm à 3,50 m de hauteur, tandis que ses œuvres antérieures vont de 20 cm à 27 m de longueur, faisant de l’exposition un espace où le corps féminin se déploie dans toutes ses dimensions.

    Dans le monde de l’art, les femmes ont longtemps été cantonnées à des rôles de modèles ou de muses, réduites à des corps scrutés par un regard masculin. Leur disparition des récits institutionnels et de la sculpture en particulier, ne tient pas à une absence d’œuvres mais à un effacement structurel. Freinées par les normes sociales et un accès limité à la formation, elles ont dû s’imposer dans un milieu dominé par des figures masculines. La collection du Petit Palais en porte la trace : omniprésentes comme sujets, corps modèles, idéalisés, allégorisés, les femmes y demeurent largement absentes comme créatrices. Sur l’ensemble des œuvres de la collection, à peine 4 % ont été réalisées par des artistes, dont seulement 4 sculptrices représentées. L’exposition est l’occasion de valoriser leurs œuvres en regard de leurs portraits.

    Les sculptrices de la fin du XIXe et du début du XXe siècle constituent ainsi une génération pionnière. Visionnaires, elles ouvrent la voie. Pourtant, malgré l’essor de la photographie, leurs visages demeurent difficiles à se représenter. Prune Nourry s’inscrit dans cette généalogie vivante. Elle prolonge l’héritage de ces sculptrices en leur redonnant visibilité et affirme, par sa pratique comme par sa démarche de transmission, son engagement en faveur de la reconnaissance des femmes dans l’histoire de la sculpture.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition Les « Arbres de Paris » – La nature comme source d’inspiration

    Aquarelles et dessins à l’encre sépia de Yanosh KALDY, architecte, artiste-graphiste

    Présentation de l’exposition

    Pour un architecte, pour un artiste-peintre, Paris et ses
    arbres sont sources d’inspiration : parcs, jardins, squares, avenues, ruelles
    secrètes, cours d’écoles, places discrètes, cimetières ou jardins partagés,
    chaque arrondissement s’efforce d’implanter la nature entre les pavés, de
    hisser les arbres entre les immeubles, de cultiver le feuillage, protecteur des
    habitants, modérateur du climat. L’arbre, admiré de tous temps pour sa
    puissance, sa matière et la noblesse de ses formes est, à présent, –
    particulièrement en milieu urbain – reconnu et respecté pour ses vertus
    régulatrices, protectrices, réparatrices face aux pollutions multiples créées
    par l’Homme en moins de deux siècles.

    La maison de ma grand-mère paternelle – dans un petit
    village de Transdanubie – se trouvait à 500 mètres d’une grande forêt domaniale. Enfant, j’y allais souvent cueillir des cèpes
    ou me balader, regarder, écouter les arbres dans leur milieu naturel, « chez
    eux » ! Adulte, habitant en milieu
    urbain – monde artificiel -, je constate l’apport « humanisateur »
    des arbres. Notre société hyperactive a plus que jamais besoin de la Beauté, la
    sérénité, le calme des arbres.

    L’arbre inspirait et inspire toujours nos constructions,
    notre Architecture : c’est le « le tronc, le corps, la colonne »
    avec ses « branches, ses bras, les arcs d’ogives » de nos
    cathédrales, mais aussi les structures modernes de l’architecture
    contemporaine, l’architecture organique, charpente bois ou charpente
    métallique.

    J’ai appris, empiriquement, par l’observation et en les
    dessinant, que les arbres sont aussi variés que les êtres humains. Chaque arbre
    a son caractère, il n’y en a pas deux semblables sur Terre. La Beauté dans la
    différence.

    Post-scriptum

    Paris est une des capitales les plus boisées
    d’Europe
    . Le patrimoine arboré de Paris se compose
    de : 100 000 arbres d’alignement représentant un linéaire d’environ
    700 km planté sur les 1650 voies publiques parisiennes ; 40 000 arbres dans les 490 parcs,
    jardins et squares municipaux ;
    30 000 arbres dans les 6 cimetières extra-muros et les 14
    cimetières intra-muros gérés par la Ville de Paris ; 6000 arbres sur les talus du boulevard
    périphérique ; 7000 arbres dans les établissements municipaux scolaires et
    de la petite enfance, et 4000 dans les établissements sportifs .

    Dans le cadre des Semaines d’Information sur la Santé Mentale

    Les semaines d’information sur la santé mentale dans – Ville de Paris

    Les SISM 2026 – SISM

    Vernissage et rencontre de l’artiste le mercredi 14 octobre à partir de 19h

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition : Soleil et Lune. Andreas Eriksson en dialogue avec Ivan Aguéli

    L’Institut suédois consacre son exposition d’automne à Andreas Eriksson, figure majeure de la scène artistique contemporaine. Son œuvre méditative, aux tons terreux et végétaux, est mise en regard de celle d’Ivan Aguéli, artiste, penseur et grand voyageur disparu au début du siècle dernier.

    Andreas Eriksson (né en 1975) construit des structures visuelles au moyen de blocs, de couches et de coups de peinture, qui peuvent être interprétés comme autant de façons d’éprouver le monde. Strates géologiques, minéraux, mousse, feuilles ou écorce… Ses tableaux sont des superpositions de matérialité, des accumulations d’énergie et de temps dans des densités et des formes variées. Son art est fondamentalement lié à un seul et même lieu : Medelplana, dans le sud-ouest de la Suède, près du lac Vänern. Les couleurs terreuses et saturées de ses peintures proviennent des paysages qui entourent sa maison et constituent son quotidien.

    Face aux peintures monumentales de Andreas Eriksson sont exposés une dizaine de petits formats d’Ivan Aguéli, peintre et mystique né en 1869 et mort en 1917. Leur taille réduite nous indique un mouvement : ces œuvres ont été réalisées sur les chemins qui l’ont mené loin de sa Sala natale – petite cité minière, située dans une région montagneuse du centre de la Suède. Les paysages évoquent le sud ; ils sont délavés par le soleil, lumineux, les formes en sont réduites et simplifiées, presque cubistes, comme peintes à la hâte, avec ferveur. Les œuvres d’Ivan Aguéli ont été sélectionnées par Andreas Eriksson, qui a souhaité leur offrir une place à part entière dans son exposition. Par leur palette, leurs motifs, leur atmosphère et leur approche, les œuvres des deux artistes sont presque des contraires. La lumière éclatante et les vastes ciels d’Aguéli ; la terre sombre et minérale d’Eriksson.

    Aguéli avait la conviction que l’art pouvait être un portail vers une vérité supérieure. Toute sa vie a été une quête incessante, portée par différentes doctrines spirituelles, politiques et esthétiques. Un voyage qui, depuis Sala, l’a conduit vers des horizons aussi lointains que Paris et le Caire. Du protestantisme luthérien de son enfance à la mystique de Swedenborg, et de l’anarchisme à l’islam ésotérique de la tradition soufie.

    De prime abord, on se dit que les différences entre les deux artistes ne sauraient être plus grandes. Ivan Aguéli, l’anarchiste, le soufi, qu’une vie de vagabond en quête de sagesse aura conduit à une mort prématurée, dans un dénuement extrême. Et Andreas Eriksson, dont l’art naît d’un lieu unique. L’un en perpétuel mouvement, l’autre ayant fait de l’immobilité une condition nécessaire à la peinture. Mais en voyant leurs œuvres côte à côte, les différences biographiques semblent s’estomper. La présence du sensible est ce qui les unit. La terre, les pierres, les arbres chez Andreas Eriksson ; le ciel, le soleil et la lumière chez Ivan Aguéli. Ces peintures vivent dans une même atmosphère et répondent à une quête commune de vérité.

    Parallèlement à l’exposition, un livre présente en miroir les œuvres des deux artistes. Avec un texte de Sara Arrhenius.

    Commissaire : Sara Arrhenius, directrice de l’Institut suédois

    Remerciements à l’Ambassade de Suède en France et à tous les prêteur·rices privés.
    Merci tout particulier aux ami·es et bienfaiteur·rices de l’Institut suédois pour leur généreux soutien.

    Informations pratiques

    Entrée libre

    Fiche sur Que faire à Paris