Citron Cosmique

La culture indé près de chez toi

Catégorie : Expo

  • Pierre et Gilles. Rose pour toi, rose pour moi

    Pierre et Gilles célèbrent 50 ans de collaboration artistique avec « rose pour toi, rose pour moi », une exposition d’une vingtaine de portraits réalisés ces deux dernières années. À cette occasion paraît Pierre et Gilles : 50 ans de création, une importante monographie retraçant cinq décennies de travail et publiée aux éditions INSIGHT.

    Rencontrés en 1976, le photographe Pierre Commoy et le peintre Gilles Blanchard forment un couple dans la vie comme dans l’art. Ils inventent très vite un langage artistique commun, unique en son genre : la photographie et la peinture fusionnent sur une même toile, créant des portraits symboliques et idéalisés. Ce geste de peinture, qui confère aux images éclat et couleurs saturées à la façon des toutes premières retouches photographiques où la couleur était appliquée à la main, fait de chaque portrait une pièce unique. Chaque œuvre naît d’une longue mise en scène ; décors, costumes, accessoires et lumières sont conçus et fabriqués à la main dans l’atelier des artistes en région parisienne. Le studio devient ainsi théâtre où le décor porte l’histoire de son modèle, parfois célèbre, souvent anonyme ou proche des artistes, mais toujours sublimé.

    Avec « rose pour toi, rose pour moi », Pierre et Gilles poursuivent leur exploration de la fabrication des icônes contemporaines. Figures sacrées, stars, créatures pop, personnages de fiction ou proches des artistes se rencontrent dans un univers où le réel bascule vers le rêve.

    « L’objectif de Pierre et Gilles n’est pas d’imposer une vision étroite des choses, mais d’interroger la société à partir des fantasmes qui y circulent. Leur travail se fonde sur la réalité, mais il l’approche par le rêve, dont Freud disait qu’il procède par condensation et par déplacement – la photographie, avec eux, devient un processus psychique [1]. »

    Stylistes, DJs, acteurs, drag queens, mannequins et amis des artistes y côtoient les figures de l’iconographie du sacré, de l’imagerie marine, de l’onirisme, du baroque. L’exposition rend visible toute l’étendue de leur univers, de la dévotion populaire à la pop culture, où le public pourra découvrir des œuvres inédites telles que Lady Macbeth (Camille Cottin), 2026, Maria Magdalena (Lolly Wish), 2026, L’Étoile noire (Ebony Osaz), 2026, Saint Carlo Acutis (Martin Tournebize), 2026 ou encore Vive moi – Hommage à Renaud (Renan Prevot), 2025.

    La monographie publiée aux éditions INSIGHT réunit pour la première fois les oeuvres de Pierre et Gilles selon une classification thématique. Introduit par un texte de Laura-Ève Lambert, chaque ensemble est enrichi d’écrits de personnalités comme Edouard Louis, Sylvie Vartan, ou encore Amanda Lear, ainsi que d’anecdotes de celles et ceux qui sont passées devant leur objectif.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Exposition de Tina Barney, Early Works

    Zander Galerie Paris a le plaisir d’annoncer une exposition consacrée aux premières photographies en noir et blanc de Tina Barney. Redécouvertes par l’artiste alors qu’elle se replongeait dans ses archives durant la pandémie, ces images rarement montrées offrent un regard intime sur la société de la côte Est américaine à la fin des années 1970.

    Née en 1945, Tina Barney est reconnue pour ses grandes compositions en couleur explorant les dynamiques familiales et les codes sociaux des milieux privilégiés. Les six œuvres exposées appartiennent à une période plus précoce de sa pratique. Réalisées lors de séjours estivaux à Rhode Island, elles témoignent d’une approche plus spontanée, que l’artiste a elle-même comparée aux « esquisses qu’un peintre pourrait réaliser en préparation d’une composition plus ambitieuse ».

    Travaillant avec un appareil 35 mm et nourrie par l’influence de Lee Friedlander et de Garry Winogrand, qu’elle considère comme des « maîtres de la photographie non mise en scène », Tina Barney privilégie alors l’instantané et l’observation directe. Le noir et blanc lui permet de porter son attention sur les qualités matérielles de l’image, faisant émerger textures, étoffes, chevelures, surfaces vitrées et effets atmosphériques.

    Les visages demeurent souvent hors champ, laissant toute leur place aux gestes, aux postures et aux vêtements. Costumes, robes blanches et coiffures soigneusement élaborées deviennent ainsi les signes visibles d’une appartenance sociale. Ces œuvres fondatrices révèlent déjà les thèmes qui traverseront l’ensemble de son œuvre : les conventions qui régissent les relations humaines et les structures subtiles qui sous-tendent la sphère familiale.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Salon Réalités Nouvelles 2026

    Le Salon Réalités Nouvelles est de retour à Paris pour sa 80e édition : 120 artistes se retrouvent pour présenter chacun une œuvre d’art abstrait — peinture, sculpture, gravure, dessin, photographie — aux côtés d’une section arts et sciences.

    Pour sa 80e édition, le Salon Réalités Nouvelles retrouve le grand plateau de Césure, tiers-lieu installé sur l’ancien campus Censier de l’Université Sorbonne-Nouvelle, 13 rue Santeuil 75005 Paris.

    Depuis sa première édition en 1946 au Palais des Beaux-Arts — actuel Musée d’Art moderne de Paris — le Salon Réalités Nouvelles est animé par des artistes qui se réunissent annuellement pour explorer le champ des abstractions.

    Pour sa 80e édition du 5 au 8 novembre 2026, 120 artistes se retrouvent pour présenter chacun une œuvre d’art abstrait — peinture, sculpture, gravure, dessin, photographie — aux côtés d’une section arts et sciences.

    Entrée libre, du jeudi 5 au dimanche 8 novembre 2026 (11h-19h).

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  • Payram. Que vos pas soient légers car vous marchez sur mes rêves

    Du 5 novembre 2026 au 9 janvier 2027, la Galerie Maubert présente Que vos pas soient légers car vous marchez sur mes rêves, la troisième exposition personnelle du photographe iranien Payram à la galerie à Paris, dans le cadre du bicentenaire de la photographie. Réunissant des œuvres réalisées selon différentes techniques argentiques (Polaroïds, tirages barytés, tirages solarisés, collages…), l’exposition explore les notions d’exil, de refuge et de mémoire. Contraint de quitter l’Iran à la suite de la révolution islamique, Payram développe depuis le milieu des années 1980 une œuvre où la photographie devient un moyen de questionner l’absence, la transmission et les liens intimes qui se construisent ou se transforment dans l’expérience de l’exil.

    L’encre a coulé depuis les réflexions sur l’exil d’Edward Saïd. Il nous a appris que la perte du lieu matriciel, des liens constituant nos origines, peut représenter aussi bien une faiblesse et un manque qu’une nouvelle capacité critique vis-à-vis des frontières, de la pensée nationaliste et en définitive des États. Autrement dit, la position de marge souvent imposée à l’exilé lui permet de voir ce que ne voient plus ceux qui campent au centre. Si Edward Saïd se veut acerbe contre la tendance à présenter l’exilé comme une figure romantique et cosmopolite, il n’envisage pas moins sa capacité à développer des récits non normatifs ou des visions hybrides.

    Beaucoup de choses dans l’œuvre de Payram découlent de son identité « franco-iranienne » : deux versants qui se veulent chez l’artiste plutôt deux toiles flottantes l’une sur l’autre en fonction du vent, que les deux extrémités d’un pont interculturel, aussi nécessaire soit-il (2). Certes, l’exil et le déracinement de Payram – qui n’est plus rentré en Iran depuis 1983, contre sa volonté – demeurent des clés de lecture essentielles pour comprendre son travail. Une œuvre méticuleuse et patiente qui prend son temps, qui se dévoile petit à petit, sans crier bruit et sans volonté excessive de « visibilité » ou de reconnaissance.

    C’est encore plus vrai dans le cadre de la présente exposition à la Galerie Maubert, qui présente des travaux fondateurs des années 1990, ainsi que des corpus inédits des années 2000. Payram est connu pour ne pas se précipiter et pour être un photographe ermite. Loin de créer pour exposer, il conserve ses épreuves soigneusement archivées dans des boîtes, parfois des décennies, avant de se résoudre à les révéler au grand jour. Cette mise en jachère des images l’amène à distiller ses œuvres de manière anachronique, par contretemps et surprises, plutôt que de manière chronologique comme dans un catalogue raisonné. Une approche qui résonne particulièrement avec les temporalités de latence ou d’ajournement bien connues de l’exilé, pour qui l’expérience du temps procède plus par spirales et survivances que par lignes droites.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Dédicace – Irène Jonas, «Soviet à l’Atelier» à la Galerie Taylor

    À l’occasion de la parution de son nouveau livre Soviet, la photographe dédicacera son livre et présentera quelques photographies à l’Atelier Galerie Taylor vendredi 6 novembre à partir de 18h.

    Vendredi 6 novembre à partir de 18h – Atelier
    Galerie Taylor, Paris 10e

    À l’occasion de la parution de Soviet, le
    nouveau livre d’Irène Jonas, publié en novembre 2026 aux Éditions de
    Juillet
    avec une préface de Hervé Le Tellier, la photographe
    dédicacera son livre et présentera quelques photographies à l’Atelier Galerie
    Taylor.

    À travers cet ouvrage, Irène Jonas explore moins un
    territoire qu’une mémoire : celle d’un pays traversé par les bouleversements de
    l’Histoire, mais aussi celle de sa propre famille, dont l’exil hors de Russie
    en 1922 constitue le point de départ intime de son regard.

    En noir et blanc, ses photographies sont
    délicatement rehaussées à la peinture à l’huile. Ce geste brouille les
    frontières entre document et imaginaire, observation et souvenir, photographie
    et peinture. Les images deviennent ainsi des souvenirs possibles, entre mémoire
    et fiction.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Visite guidée de l’exposition Simone Veil. Mes sœurs et moi

    Découvrez la nouvelle exposition du Mémorial de la Shoah Simone Veil. Mes sœurs et moi

    Visite guidée pour Adultes

    Comment approcher Simone Veil par un autre chemin que celui, désormais familier, de la femme d’État ? Comment restituer l’innocence d’une enfance niçoise brutalement interrompue par l’Occupation et la déportation ?

    L’exposition Simone Veil. Mes sœurs et moi, conçue par le réalisateur et photographe David Teboul, s’attache à faire émerger l’histoire intime de la famille Jacob. À travers un ensemble de documents — correspondances, photographies, interviews — le visiteur découvre la relation profonde qui unit Madeleine (Milou), Denise et Simone avant, pendant et après la guerre.

    Une dimension intime rarement mise en avant. Les archives présentées donnent à lire et à entendre les mots et les voix des sœurs Jacob qui nous racontent leur enfance à Nice, l’engagement de Denise dans la Résistance, l’arrestation de Simone, Milou et de leur mère Yvonne au printemps 1944, la déportation, les séparations, les pertes, puis l’après‑guerre, jusqu’au décès de Madeleine en 1952.

    Une attention particulière est portée à leur jeune frère Jean, photographe en devenir, avec l’exposition de plusieurs de ses images, longtemps restées dans le cercle familial. Jean Jacob est déporté avec son père en 1944 par le convoi 73. Une histoire familiale tendre et tragique à la fois, qui rejoint la grande Histoire et témoigne du destin des Juifs de France.

    Réserver

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Le cimetière, lieu de vi(ll)e

    Trois professionnels partagent leurs expériences et leurs regards sur la place du cimetière dans la ville, les nouvelles fonctions qu’il accueille et les enjeux liés à son évolution

    Trois professionnels partagent leurs expériences et leurs regards sur la place du cimetière dans la ville, les nouvelles fonctions qu’il accueille et les enjeux liés à son évolution : comment concilier lieu de mémoire, préservation du patrimoine, accueil de la biodiversité et émergence de nouveaux usages (expositions, tourisme culturel…) ?

    • Benoît Gallot est conservateur du cimetière du Père-Lachaise
    • Marion Waller a été conseillère aux affaires funéraires auprès de la maire de Paris pendant deux ans et demi. Elle est aujourd’hui directrice générale du Pavillon de l’Arsenal
    • Inès Massonie est responsable des expositions et des publics chez POUSH

    Fiche sur Que faire à Paris

  • MOIRE : une performance gratuite par Souffle Collectif à la Galerie du 19M

    Dans le cadre de l’exposition « Métamorphoses, les chapeaux de Maison Michel », la Galerie du 19M s’associe à Souffle Collectif et propose MOIRE, une performance inédite avec l’artiste panaméenne Ana Elena Tejera et le violoniste Sylvain Rabourdin, accompagnés de musiciens invités.

    Au programme

    Pensée en résonance avec l’exposition Métamorphoses, les chapeaux de Maison Michel, MOIRE explore le tournoiement, la répétition et les formes que ces mouvements font naître. Présent dans de nombreuses danses et pratiques rituelles, notamment dans la tradition soufie des derviches tourneurs, le mouvement circulaire peut modifier l’expérience du temps et ouvrir à d’autres états de conscience.

    Le tournoiement d’Ana Elena Tejera dialogue avec une musique jouée en direct, faite de motifs, de pulsations et de répétitions. MOIRE interroge ce qui couvre, protège, révèle et transforme le corps, à l’image du chapeau : celui-ci déplace la silhouette, prolonge les gestes et fait apparaître de nouvelles présences.

    Entre mouvement, son et matière, la performance compose un corps en transformation permanente. Apparitions, circulations et disparitions se succèdent, dessinant les étapes d’une métamorphose.

    MOIRE, une performance par Souffle Collectif ; Crédits : © SOUFFLE Collectif
    MOIRE, une performance par Souffle Collectif ; Crédits : © SOUFFLE Collectif
    MOIRE, une performance par Souffle Collectif ; Crédits : © SOUFFLE Collectif
    MOIRE, une performance par Souffle Collectif ; Crédits : © le19M – Bastienne

    Préparer votre visite

    – Gratuit et accessible à tous, sur réservation
    – De 19h30 à 22h (ouverture des portes à 19h)

    Toute la soirée, le public pourra profiter d’une visite nocturne de l’exposition Métamorphoses, les chapeaux de Maison Michel et d’une offre de snacks et boissons par le Café du 19M.

    À propos

    Souffle Collectif

    Fondé par Julien Colardelle, SOUFFLE est une compagnie de création et plateforme curatoriale qui explore des formes collective à la croisée de la performance et des musiques traditionnelles et contemporaines. Depuis 2020, SOUFFLE développe un cycle indépendant au Consulat Voltaire et à l’église Saint-Merry à Paris, tout en déployant en France et à l’international des créations fondées sur la rencontre, l’improvisation et le dialogue entre les cultures. Ses projets ont notamment été accueillis par la Fondation Cartier, le Festival d’Avignon, la Villa Médicis, Chaillot – Théâtre national de la Danse, l’Institut du monde arabe, le Centre Pompidou, le CAPC et le Théâtre du Peuple.

    Ana Elena Tejera

    Ana Elena Tejera est une artiste multidisciplinaire et réalisatrice panaméenne dont la pratique traverse performance et danse. À la croisée du cinéma et des arts vivants, elle travaille à partir d’archives politiques, de mémoires incarnées et de l’expérimentation sonore. Formée au Fresnoy – Studio national des arts contemporains, son travail a notamment été présenté au MoMA, à la Berlinale, à Ars Electronica et à l’International Film Festival Rotterdam.

    Sylvain Rabourdin

    Sylvain Rabourdin est un violoniste et improvisateur français dont la pratique se déploie entre musiques traditionnelles, jazz et création contemporaine. Formé au classique et au baroque autant qu’aux pratiques musicales populaires, il développe un jeu nourri par l’oralité, l’improvisation et la rencontre. Il collabore notamment avec Clara Ysé, Senny Camara, Lynn Adib et Abdullah Miniawy, et compose au sein du Trio Marsa.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • « Des aveugles. La collection photographique de l’INJA »

    En 2026, la photographie célèbre le bicentenaire de ses premières expérimentations. À cette occasion, l’Institut National des Jeunes Aveugles (INJA-Louis Braille) ouvre pour la première fois au public sa collection photographique et propose, du 5 au 28 novembre 2026, l’exposition « Des aveugles. La collection photographique de l’INJA ».

    Deux
    histoires qui commencent presque au même moment

    L’histoire de
    la photographie commence paradoxalement avec un objet en relief. En 1827,
    Nicéphore Niépce réalise l’une des premières images photographiques en
    recouvrant une plaque métallique de bitume de Judée. Deux ans auparavant, en
    1825, Louis Braille invente l’écriture qui permettra aux personnes aveugles
    d’accéder à la lecture et à l’écriture.

    Alors qu’un
    nouveau médium visuel se développe et que l’image photographique s’impose
    progressivement dans la société, l’INJA-Louis Braille se transforme lui aussi
    au rythme des évolutions médicales, pédagogiques, techniques et sociales.

    Le
    rapprochement entre ces deux histoires permet de poser des questions
    essentielles : que peut raconter la photographie de celles et ceux qui ne
    voient pas ? Pourquoi photographier les personnes aveugles et malvoyantes ? Que
    disent les images de leur époque, de leurs préjugés mais aussi de l’évolution
    du regard porté sur le handicap visuel ?

    Autant de
    sujets abordés au cours de l’exposition « Des aveugles. La collection
    photographique de l’INJA ».

    De la
    photographie institutionnelle aux images du quotidien

    Installée
    dans l’ancienne lingerie de l’INJA-Louis Braille, l’exposition, visible du 5 au
    28 novembre 2026, propose un parcours thématique dans les archives
    photographiques de l’institution.

    Les premières
    images présentées coïncident avec l’essor des studios photographiques sous le
    Second Empire. Photographies de classes, portraits et scènes institutionnelles
    témoignent alors d’un établissement qui s’inscrit dans l’histoire de la prise
    en charge et de l’éducation des jeunes aveugles.

    L’exposition
    présente ensuite des photographies vernaculaires des années 1950 et 1960 :
    fêtes de Noël, spectacles de fin d’année, déguisements, moments de vie
    collective… Des images plus spontanées et joyeuses qui permettent de percevoir
    l’évolution progressive de la représentation des personnes aveugles, loin des
    seules représentations institutionnelles.

    Le parcours
    se poursuit dans les années 1980, lorsque l’auteur Hervé Guibert sera de
    passage à l’INJA, à la fois pour alimenter son œuvre qui paraitra quelques
    années plus tard mais aussi pour rencontrer des étudiants qu’il aide alors à
    préparer le baccalauréat, pendant une année scolaire.

    Enfin,
    l’exposition revient sur le travail de Jacques Bondon, qui photographie dans
    les années 1980 le quotidien des personnes aveugles. Son travail, récompensé par
    le prestigieux prix Niépce, donne à voir les salles de classe, les fêtes, les
    aidants et différents moments de vie. Il s’agit de sa première exposition de
    cette série depuis 1981. Cet ensemble est complété grâce à un prêt exceptionnel
    du musée Nicéphore Niépce.

    Zoom sur
    le lien qui unit Hervé Guibert à l’INJA-Louis Braille

    Le lien
    d’Hervé Guibert avec l’Institut National des Jeunes Aveugles dépasse celui d’un
    écrivain venu observer un lieu. En juin 1983, il publie dans Le Monde un
    article consacré à l’INJA-Louis Braille. En septembre
    1983, Guibert devient lecteur auprès de deux élèves pour une année scolaire.
    L’une des élèves a été rencontrée pour préparer cette exposition). En parallèle, il écrit le roman Des aveugles, une
    fiction publiée en 1985.

    À travers son
    expérience de lecteur, puis son travail d’écriture, Guibert ne se contente donc
    pas de représenter les personnes aveugles : il entre dans leur quotidien et
    construit avec elles une relation qui transforme son propre regard. Son travail
    témoigne d’une époque où la représentation du handicap visuel peut devenir un
    sujet littéraire et intime.

    Une
    exposition inscrite dans le bicentenaire de la photographie

    L’exposition
    s’inscrit dans la programmation du bicentenaire de la photographie 2026-2027,
    porté par le ministère de la Culture, et dans le cadre de PhotoSaintGermain,
    rendez-vous photographique qui investit chaque année la rive gauche parisienne
    à travers des expositions présentées dans des galeries et institutions
    culturelles.

    Après une
    première exposition organisée à l’INJA-Louis Braille en 2025 avec l’artiste
    Sixtine de Thé, ce nouveau projet marque une étape supplémentaire dans
    l’ouverture de l’institution et de ses collections au public.

    À travers ses
    archives, l’INJA-Louis Braille raconte ainsi sa propre histoire : celle de sa
    création, de son installation puis de son déménagement à Duroc, mais aussi
    celle de plusieurs générations d’élèves et de professionnels qui ont fait vivre
    l’institution.

    En faisant
    dialoguer archives historiques et photographies plus contemporaines,
    l’exposition invite ainsi à dépasser une vision uniquement médicale ou
    institutionnelle du handicap visuel pour s’intéresser à sa représentation dans
    la culture et dans la société.

    Informations
    pratiques

    « Des
    aveugles. La collection photographique de l’INJA » à Institut National des
    Jeunes Aveugles, au 56 boulevard des invalides à Paris.

    Exposition
    gratuite.

    Du 5 au 28
    novembre 2026. Vernissage, le 5 novembre 2026, gratuit.

    Avec le
    soutien de la Fondation Antoine de Galbert.

    A propos de PhotoSaintGermain

    Le PhotoSaintGermain est un festival annuel et gratuit dédié à la création photographique contemporaine, organisé chaque mois de novembre dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

    Pour sa 15ᵉ édition (du 5 au 28 novembre 2026), il propose un parcours libre à travers plusieurs dizaines de lieux emblématiques – musées, galeries, librairies et écoles – en écho au Bicentenaire de la photographie.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • The Third Space : installation et création en direct

    Découvrez une installation de fleurs et de papier japonais, de sa création en direct à son démontage.

    The Third Space – Resonance Beyond Borders
    Une installation artistique en transformation, de sa création à son démontage

    L’artiste ASUMI KUWANA, basée au Japon, investit l’ensemble de la galerie avec une installation composée de fleurs, de washi (papier japonais), de peintures et d’autres matériaux.

    À partir des mondes intérieurs des personnes et de la mémoire des lieux, elle crée un univers où les matières, le corps, la lumière et l’espace entrent en résonance.

    Au-delà de l’œuvre achevée, le public est invité à découvrir les étapes de sa création, une séance photo avec un modèle, puis son démontage progressif, jusqu’à ce que la galerie retrouve son état initial. Venez découvrir un espace qui se transforme au fil des jours.

    Programme

    Du 5 au 8 novembre 2026
    Tous les horaires sont indiqués à l’heure locale de Paris.

    5 novembre | Création en direct
    De 10 h à 20 h
    Découvrez l’installation en cours de création dans la galerie.

    6 novembre | Création en direct

    À partir de 10 h et jusqu’en fin d’après-midi : création en direct.

    7 novembre | Séance photo et vernissage

    Une séance photo avec un modèle aura lieu dans l’installation au cours de la journée. Pendant la séance photo, le public pourra observer uniquement depuis l’extérieur de la galerie.

    À partir de 17 h : vernissage. Découvrez l’installation achevée en présence de l’artiste

    8 novembre | Démontage de l’installation
    L’œuvre sera progressivement démontée pour que la galerie retrouve son état initial vers la fin de la journée. Le public pourra observer cette transformation et la disparition progressive de l’installation.

    Lieu
    Galerie Joseph — Perche 2
    16 rue du Perche, 75003 Paris
    Quartier du Marais, Paris 3e

    Public
    Ouvert à toutes et à tous.

    Tarif et réservation
    Entrée gratuite, sans réservation.

    À propos de l’artiste

    ASUMI KUWANA est une artiste visuelle travaillant dans l’espace, basée au Japon. À travers les fleurs, le washi, la peinture, le corps et la lumière, elle donne une forme spatiale aux mondes intérieurs des personnes et à la mémoire des lieux.

    À noter : la photographie présentée montre une œuvre antérieure d’ASUMI KUWANA et donne un aperçu de son univers artistique. Une nouvelle œuvre sera créée sur place pour cet événement ; elle sera différente de celle représentée sur la photographie.

    Contact
    https://instagram.com/asumikuwana.art?xtok=dDh5MzJjY3g3MnV5&utm_source=qr

    Fiche sur Que faire à Paris