Citron Cosmique

La culture indé près de chez toi

Catégorie : Théâtre

  • From Rasht, Darius Dolatyari-Dolatdoust

    Depuis dix ans, Darius Dolatyari-Dolatdoust fait de son impossible voyage en Iran la matière d’une exploration sensible. Pour sa première exposition personnelle à Paris, il présente cette géographie intime à l’ICI, accompagnée de pièces inédites, dans une scénographie chatoyante et vivante inspirée de sa pratique performative.

    Depuis dix ans, Darius Dolatyari-Dolatdoust fait de son impossible voyage en Iran la matière d’une exploration sensible. Il collecte les fragments d’un héritage à réinventer dans les musées, les archives ou les souvenirs familiaux, pour raconter d’autres histoires que la sienne. Celle de son père, né à Rasht, déraciné à la suite de la révolution islamique de 1979 et venu en France ; celle d’une tante restée en Iran ; celle d’une diaspora dispersée jusqu’à Toronto ; celle, enfin, d’un patrimoine dérobé.

    Patiemment, Darius Dolatyari-Dolatdoust tisse, coud, dessine, assemble et recompose ces récits en images, qui constituent aujourd’hui un corpus d’une cinquantaine d’œuvres. Pour sa première exposition personnelle à Paris, il présente cette géographie intime à l’ICI, accompagnée de pièces inédites, dans une scénographie chatoyante et vivante inspirée de sa pratique performative.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Un cycle pour explorer la démocratie au Théâtre de la Concorde

    Chaque mois, à partir de la thématique qui traverse la programmation du Théâtre de la Concorde, le politiste Loïc Blondiaux invite une personnalité du monde intellectuel à explorer une question démocratique majeure. Ensemble, ils proposent des clés de compréhension pour penser notre époque, éclairer les débats qui la traversent et imaginer les conditions d’une démocratie plus vivante.

    Comprendre la démocratie, c’est comprendre le monde dans lequel nous vivons. Comment se forme l’opinion ? Pourquoi la confiance se fragilise-t-elle ? Comment débattre sans se déchirer ? Qu’est-ce qui pousse à agir, résister ou s’engager ? Porté par Loïc Blondiaux, professeur de science politique et spécialiste reconnu de la démocratie participative, ce cycle de rencontres propose d’explorer les grands enjeux démocratiques contemporains à travers les thèmes qui rythment la saison du Théâtre de la Concorde.

    À chaque rendez-vous, Loïc Blondiaux dialogue avec un auteur, un chercheur ou une personnalité dont les travaux éclairent la thématique du mois. Ensemble, ils croisent leurs regards pour mettre en perspective les transformations de notre société, les tensions qui la traversent et les ressources collectives dont nous disposons pour y répondre.

    Fidèle à l’esprit d’une université populaire, chaque rencontre accorde une place centrale au public. Après une introduction de Loïc Blondiaux et de son invité, les participants sont invités à échanger en petits groupes afin de faire émerger collectivement les questions et les enjeux qui les interpellent. Ces contributions constituent ensuite le point de départ du dialogue avec les intervenants.

    Les séances peuvent être suivies indépendamment les unes des autres et constituent autant d’occasions de nourrir le débat démocratique à partir des questions qui nous concernent tous.

    8 octobre 2026 : Le courage démocratique

    Avec Cynthia Fleury

    Face aux crises, aux replis identitaires et aux menaces qui pèsent sur le débat public, que signifie encore le courage en démocratie ? Est-il une vertu individuelle ou une responsabilité collective ? À partir des travaux de Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, autrice notamment de La Fin du courage, cette rencontre interroge ce qui permet aujourd’hui de prendre la parole, de résister, de s’engager et d’agir malgré les incertitudes.

    19 novembre 2026 : La confiance est-elle encore possible ?

    Avec Alexis Spire

    La confiance constitue le socle invisible de toute vie démocratique. Pourtant, les citoyens semblent de plus en plus nombreux à exprimer leur défiance envers les institutions, les responsables politiques ou l’action publique. À partir de son ouvrage Légitime défiance, le sociologue Alexis Spire analysera les ressorts de cette défiance contemporaine et les conditions nécessaires à la reconstruction d’un lien de confiance entre citoyens et institutions.

    17 décembre 2026 : Faire débat : comment encore se comprendre ?

    Avec Clotilde Nouët

    À l’heure des réseaux sociaux, de la polarisation des opinions et de l’affrontement permanent des points de vue, comment préserver les conditions d’un véritable débat démocratique ? En s’appuyant sur ses recherches consacrées à l’espace public, à la délibération et à la liberté d’expression, la philosophe Clotilde Nouët interroge les conditions d’un désaccord fécond et la possibilité de se confronter sans se rompre.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Ogresses en pièces

    Dans cet atelier, les participants sont invités à créer leur propre ogresse à partir d’un répertoire de fragments de formes.

    L’ogresse est une figure qui transgresse les normes : trop grande, trop gourmande, trop multiple. Elle fait peur parce qu’elle échappe aux catégories habituelles. Hybride et composite, elle semble avoir tout dévoré sur son passage, devenant elle-même une accumulation de tout ce qu’elle a absorbé.

    Dans cet atelier, les participants sont invités à créer leur propre ogresse à partir d’un répertoire de fragments de formes – têtes, torses, bras, jambes, queues, ailes, oreilles, yeux, bouches, pattes ou autres éléments – à combiner, déplacer, répéter, transformer.

    Il ne s’agira pas de construire une créature réaliste, mais de chercher comment relier des éléments qui ne vont pas forcément ensemble.

    Cet atelier ouvert à toutes et tous a été pensé avec et à partir du travail de l’artiste Nadira Husain. Il est précédé d’une visite de l’exposition.

    À propos de Nadira Husain

    Nadira Husain développe une pratique ancrée dans la peinture et étendue au textile, à la céramique et aux formes spatiales. Nourri par son parcours multiculturel, son travail mobilise un imaginaire critique pour explorer la post-migration, la circulation des formes et l’hybridité culturelle. Elle qualifie sa pratique de « bâtarde », une position émancipatrice ouvrant un espace de croisement et de langage transculturel, questionnant les notions de légitimité et d’illégitimité des formes et des récits.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Cycle IA, démocraties et milieu informationnel

    Interroger notre démocratie, c’est aussi comprendre les transformations technologiques qui redessinent silencieusement notre vie publique. Alors que l’intelligence artificielle bouleverse nos sociétés, le Théâtre de la Concorde offre un espace où chercheurs, citoyennes et citoyens, artistes et acteurs du débat public peuvent penser ensemble ces mutations profondes.

    Comment préserver nos démocraties face aux nouveaux rapports de puissance, aux plateformes numériques et aux systèmes d’intelligence artificielle qui reconfigurent désormais notre rapport à l’information, au savoir et au politique ?

    Conçu et animé par Hugo Micheron, professeur associé à l’École d’affaires publiques de Sciences Po, le séminaire public IA, démocraties et milieu informationnel, organisé par le Théâtre de la Concorde et Sciences Po, revient pour une troisième édition.

    Après deux saisons consacrées aux fractures de l’espace public, aux manipulations informationnelles et aux recompositions géopolitiques contemporaines, ce nouveau cycle propose de déplacer le regard vers les transformations structurelles que l’intelligence artificielle impose aux sociétés européennes. De septembre 2026 à mai 2027, chaque séance mettra en dialogue un universitaire avec un artiste, un écrivain, un intellectuel ou une personnalité publique afin de croiser les regards et de nourrir le débat.

    Au programme des rencontres

    23 septembre / Souveraineté numérique et espace public en ligne

    Le cycle s’ouvre avec un grand entretien en présence d’Anna Zeiter, cofondatrice et CEO de W Social. Cette rencontre explorera les conditions d’une souveraineté numérique européenne et les enjeux de la reconquête de l’espace public en ligne. Alternative européenne aux grands réseaux sociaux, W Social défend un modèle fondé sur la vérification de l’identité, l’hébergement des données en Europe et le respect du RGPD.

    3 décembre / La quantification du monde

    Hugo Micheron vous propose une réflexion entre science et littérature sur la mise en nombre du réel, qui interrogera la manière dont l’extension du calcul transforme notre rapport au savoir, à la décision et à la liberté.

    ; Crédits : SciencesPo

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Lucky Jim : James Barnor

    Sept ans après la dernière exposition de James Barnor à la galerie, le photographe, âgé de 97 ans, continue de nous surprendre.

    Ce nouveau chapitre issu de son archive présente un ensemble de tirages inédits, autour de la question de l’autoportrait et de sa propre mise en scène. Son parcours, du Ghana pré-indépendance au Royaume-Uni, aller-retour, est jalonné d’images devenues iconiques. Des classiques prises de vue de studio des années 1950, on ressentait déjà la personnalité et la malice du photographe. La proximité et l’aisance des images de presse, de l’indépendance en 1957, puis celles teintées fashion des années 1960, faisaient deviner sa personnalité entraînante. Les photographies de la diaspora en Grande-Bretagne sont quant à elles des témoins de grands moments d’amitié que le photographe a vécus, ces rencontres qui ont changé sa vie. Enfin, lors de son retour au Ghana au début des années 1970, il excellait dans la mise en scène, que ce soit pour faire poser une assistante avec des bidons de chimie de développement à la place d’une charte de couleurs, ou encore la série qui servit à illustrer le calendrier de la marque Agip en 1974.
    Dans cette exposition, c’est ainsi James Barnor que nous retrouvons dans les images témoins de sa vie : jeune père droit sur ses jambes posant avec son premier fils en robe de baptême dans la cour de son studio au Ghana ; lui encore, portant son kente devant un panneau de signalisation « England », saisi par son grand ami Dennis Kemp ; lui déjà, dans les années 1950, en costume à rayures, saisissant un évènement. Plus que des clins d’œil, ces images semblent être l’âme de l’archive, exhumées aujourd’hui à la lumière de sa vie.

    L’archive de James Barnor, qui a été classée et enregistrée avec James Barnor à la galerie, entre 2017 et 2021, fut ces dernières années, le fruit de nombreuses études, recherches et expositions, qui ont permis une reconnaissance du grand public de son travail.

    C’est une grande joie d’en présenter à ses côtés un volet inédit. Le 22 octobre ouvrira à la Fondation Cartier l’exposition Le temps des récoltes, par Ibrahim Mahama. Les liens entre James Barnor et Ibrahim Mahama sont multiples : le Ghana oui, mais aussi la conscience de l’importance de l’archive, de l’enregistrement, et la question du retour et de la participation des jeunes générations au Ghana. Ibrahim Mahama a sélectionné pour cette présentation dans le nouvel espace de la Fondation Cartier plusieurs volets de l’œuvre du photographe, notamment les images de la série Agip, les mêmes images que nous avions exposées dans son centre d’art de Tamale en 2024 lors du festival que nous avions produit à l’occasion de ses 95 ans et qui y sont toujours visibles. Cet évènement signera le retour de James Barnor à Paris, un programme de rencontre sera annoncé ultérieurement.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Avaler la brume et disparaître, Project Room de Irene Abello

    À travers ses pièces Irene Abello invite à porter une attention aiguë aux variations insaisissables du réel qui se manifestent dans notre quotidien.

    Commissaire : Maëlle Dault

    Irene Abello est née à Bogotá en Colombie en 1995. Elle est diplômée de l’École des Beaux-Arts de Paris en 2021. Elle vit à Paris et travaille à Bobigny (Le Wonder). Elle travaille à partir de phénomènes naturels éphémères, parfois à peine perceptibles, qu’elle traite comme des matériaux à sculpter. Par des gestes minimaux, elle cristallise les transformations physiques de la matière et transpose nos expériences perceptives dans des installations, des photographies et des vidéos. Ses pièces invitent ainsi à porter une attention aiguë aux variations insaisissables du réel qui se manifestent dans notre quotidien.

    À l’heure où les dérèglements climatiques bouleversent des millions de vies et contraignent des populations entières à l’exil, les forces de la nature se manifestent avec une intensité inédite. C’est de cette matière mouvante et imprévisible que le travail d’Irene Abello se nourrit. En saisissant les métamorphoses de l’eau, de l’air, de la lumière ou du feu, l’artiste donne forme à ce qui échappe habituellement au regard. Ses œuvres révèlent ainsi la fragilité des équilibres naturels et nous invitent à envisager, dans le détail d’une transformation presque imperceptible, les grands bouleversements de notre monde. Là où les catastrophes climatiques constituent les symptômes visibles d’une nature saturée par les excès de notre système, le travail d’Irene Abello en explore les signes plus subtils, faisant de l’attention une expérience à la fois poétique et politique.

    Rendez vous

    Conversations de Plateau
    Rencontre commissaire-artiste Project Room

    Mercredi 7 octobre, 19h30

    Gratuit sans réservation

    Fiche sur Que faire à Paris

  • L’agenda du CRR de Paris

    Chaque saison, l’équipe du CRR de Paris propose une multitude de représentations publiques in situ ou hors les murs. Cette programmation culturelle constitue un moment d’apprentissage privilégié de la scène pour nos élèves et étudiant·es.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Conservatoire Jacques Ibert, Paris 19e : Saison 2026-2027

    Des premières scènes aux créations inédites, venez découvrir les Concerts et événements gratuits proposés par le Conservatoire Jacques Ibert.

    Le Conservatoire Jacques Ibert vous propose cette saison de nombreux spectacles de danse, de musique, de théâtre… demandez le programme ! (et en cas de date complète : priorité aux familles!)

    De NOVEMBRE à DÉCEMBRE 2026 dans l’Auditorium, sauf exceptions

    JEUDI 26 NOVEMBRE à 20H30
    Theresienmesse de Joseph Haydn

    Musique vocale de la période Classique / Musique d’Ensemble et Transversalité

    Direction musicale : Olivier Frontière
    Accompagnement piano : Kyungmin Paik et Mayumi Fukuda
    Avec le Choeur Jacques Ibert et l’Ensemble Choral de Vincennes

    Pour réserver :

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    Fiche sur Que faire à Paris