Citron Cosmique

La culture indé près de chez toi

Catégorie : Théâtre

  • Projet Socrate : performance pluridisciplinaire par la compagnie des Marlins

    La Compagnie des Marlins vous invite à la restitution de son Projet Socrate, aventure artistique multidisciplinaire mêlant écriture, dessin et théâtre.

    A partir des textes remplis d’honnêteté écrits par les femmes du club senior Périchaux, les artistes de la Compagnie des Marlins ont voulu en explorer théâtralement son contrepoint, la malhonnêteté, en se concentrant sur les tyrannies, rencontrées aussi bien en politique qu’au sein de nos intimités : la famille, le travail, le sport…

    Dans une démarche pluridisciplinaire, la Compagnie des Marlins vous propose de découvrir d’abord les textes écrits par Claude, May, Pascale et Virginie du club sénior des Périchaux lors d’une exposition des dessins que Solène Pitaud a créé en écho aux ateliers d’écriture.
    Exposition en entrée libre du 12 au 22 novembre au rez-de-chaussée de la médiathèque.

    La compagnie propose le samedi 14 novembre à 16h une restitution théâtrale créée collectivement avec l’acteur Soriba Dabo, l’actrice Aurélie Messié et les femmes du club sénior Périchaux, et orchestrée par l’autrice metteuse en scène Maryline Klein.

    Avec :

    Maryline Klein : dramaturgie, mise en scène et encadrement des ateliers d’écriture

    Solène Pitaud : dessin

    Soriba Dabo et Aurélié Messié : jeu

    Claude, May, Pascale et Virginie du club sénior des Périchaux : écriture

    Née en août 2015 des projets de l’autrice et metteuse en scène Maryline Klein, les Marlins traitent de tous les sujets actuels qui leur semblent nécessaires d’amener sur la place publique, créant partout et pour tous les publics. La compagnie crée sur-mesure, prenant parfois les chemins de traverse, en s’autorisant à créer des one shot flamboyants dans des monuments nationaux magnifiques d’histoire, ou au cœur d’un quartier dans l’espace public, ou bien encore dans des lieux de privation de liberté.

    samedi 14 novembre à 16h
    auditorium (niveau -1)
    tout public à partir de 12 ans
    sur inscription à partir du 14 octobre auprès des bibliothécaires et sur https://www.billetweb.fr/pro/agendayourcenar

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Présentation de l’ouvrage « Vivre les enchères »

    La Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) a le plaisir de vous inviter à une rencontre autour de l’ouvrage « Vivre les enchères », en présence de l’autrice Pia Torregrossa, en dialogue avec le journaliste Jean-Marie Durand.

    Une immersion captivante au sein du théâtre des ventes aux enchères où se négocient, plus que des objets, des désirs, des récits et des identités.

    La Fondation Maison des Sciences de l’Homme organise une soirée de présentation de l’ouvrage Vivre les enchères, raison et passion pour l’art et les objets de collection, publié en avril 2026 dans la collection « Ethnologie de la France et des mondes contemporains » des Éditions de la MSH, en collaboration avec le Ministère de la Culture.

    Cette séance des « Livres en dialogue » accueillera Pia Torregrossa, autrice du livre, en dialogue avec Jean-Marie Durand, journaliste aux Inrockuptibles.

    À l’issue de cette rencontre, vous aurez la possibilité de poser toutes vos questions à nos invité.e.s.

    À propos de l’ouvrage

    Que se joue-t-il lors d’une vente aux enchères ? Comment un bien
    peut-il être vendu jusqu’à dix-huit fois son prix d’estimation quand
    d’autres ne trouvent pas preneur ? Oscillant entre plaisir et déception,
    désirs et raison, les acteurs des ventes « Art et objets de collection »
    occupent une scène aussi palpitante qu’éprouvante, où les uns et les
    autres se livrent à de singuliers échanges. Mais comment les rôles
    sont-ils distribués, quelles sont les étapes et quel est le calendrier à
    respecter ? Quelles sont les trajectoires des participants, acheteurs,
    vendeurs et professionnels, aux rôles interchangeables ?

    → En savoir plus

    ; Crédits : © Éditions de la MSH

    À propos des intervenant.e.s

    Docteure en ethnologie, Pia Torregrossa est
    chercheuse associée au Centre d’anthropologie culturelle (Canthel) de
    l’Université Paris Cité. À la croisée de l’anthropologie économique, du
    patrimoine, de l’art et de la mémoire, ses recherches portent sur les
    pratiques d’évaluation, de circulation et de consommation des biens.

    Jean-Marie Durand est journaliste et auteur, diplômé
    de l’Institut d’études politiques de Paris (promotion 1990) et
    titulaire d’un diplôme d’études approfondies ès études politiques
    (1992). Chef des rubriques « Arts-Scènes » et « Idées »
    aux Inrockuptibles, depuis 1997, il a collaboré pour divers médias
    (Philosophie Magazine, France Culture, Zadig, Trois couleurs, Ravages,
    The Art NewsPaper, La Revue du Crieur, Légende, C Ce Soir…). Il anime
    des conversations avec des chercheurs en sciences sociales sur la
    plateforme Cairn. Il a également animé entre 2019 et 2022 un cycle
    mensuel de conférences sur la vie des idées à la Fondation Pernod Ricard
    (« S’inspirer, respirer ») et des débats au Mk2 Institut. Jean-Marie
    Durand a aussi publié plusieurs essais : Homo Intellectus, enquête hexagonale sur une espèce en voie de réinvention (La Découverte, 2019) ; 1977, année électrique (Robert Laffont, 2017) ; Le cool dans nos veines, histoire d’une sensibilité (Robert Laffont, 2015).

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Lever la main droite

    Parce qu’elles touchent à l’intime, à la violence, à la honte ou à la peur, certaines paroles restent parfois longtemps empêchées. Pourtant, aucune société ne peut prétendre lutter contre les violences qu’elle refuse d’entendre. Créer les conditions de cette écoute est une responsabilité collective.

    « Lever la main droite », c’est le geste que l’on accomplit au tribunal lorsque l’on jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Mais c’est aussi le titre du texte bouleversant de Cécile Becamel que le Théâtre de la Concorde a choisi de porter à la scène.

    Dans une salle d’attente d’un tribunal, deux femmes victimes de violences conjugales se rencontrent. L’une est prête à témoigner, l’autre refuse de parler. Entre elles s’engage un dialogue fragile, parfois douloureux, où les certitudes vacillent et où chacune tente de comprendre le chemin emprunté par l’autre.

    Portée par les voix d’Irène Jacob et de Maud Wyler, cette lecture explore les mécanismes de l’emprise, les fractures invisibles laissées par les violences et la difficulté de reconstruire la confiance en soi comme en autrui.

    Une œuvre sur l’écoute véritable, la réparation et la puissance de la parole.

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  • Funérailles d’hiver de Hanokh Levin

    Humour noir et burlesque pour cette pièce de théâtre avec des personnages détonants !

    Avec Les Automnales, le Conservatoire
    Hector Berlioz inaugure un nouveau rendez-vous culturel qui rythmera chaque
    début de saison, de septembre à novembre. Fidèle à sa vocation, le
    conservatoire affirme son rôle de lieu de vie, de création et de diffusion
    artistique, ouvert à toutes et à tous.

    Parce que la culture se partage, tous les événements sont proposés
    gratuitement
    , dans la limite des places disponibles.

    Au théâtre ce soir !

    L’atelier Masque et Musique du conservatoire Hector Berlioz vous invite pour une farce tragique et fantastique où deux familles cherchant à fuir une mauvaise nouvelle pour préserver un événement joyeux, se dévoilent dans leur égoïsme le plus féroce.

    A travers une succession de situations de toujours plus burlesques, Levin dresse le portait cruel d’une société prête à enjamber des cadavres pour atteindre un but finalement dérisoire.

    L’histoire

    Funérailles d’hiver c’est l’histoire d’une grande échappée fantastique et burlesque déclenchée par la concomitance malheureuse de deux évènements majeurs. D’un côté, la cousine Shratzia marie sa fille unique Vélvétsia avec Popotshenko. De l’autre, le cousin Latshek Bobitshek, pleure sur la mort de sa mère qui, avant qu’elle ne le quitte, lui a fait promettre un bel enterrement, en présence de toute la famille. Le voilà donc parti nuitamment, et sous une pluie battante, annoncer la terrible nouvelle à Shratzia.

    La famille décide alors de prendre ses jambes à son cou afin d’éviter l’annonce de l’incommodante nouvelle. Et la fuite commence, une fuite totale et absolue, entraînant Latsheck dans un parcours absurde à travers des lieux aussi variés que délirants.

    Distribution

    Avec :

    Maëna Arnaud

    Zoé Chalais

    Samuel Couturier

    Loren Durassier

    Angela Fournel-Meria

    Geoffrey Fourmy

    Anna Pinel Citolleux

    Lucile Schmitz

    Zoé Villard

    et les musiciens :

    Neil Marin-Levrier

    Joseph Reynaud

    Maël Roth

    Mise en scène :

    Gatienne Engélibert

    Magali Song

    Création masques :

    Maëna Arnaud

    Loren Durassier,

    Angela Fournel-Meria

    Lucile Schmitz

    sous la direction de Emmanuelle Mouque Raggi

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Des histoires pour petits et grands à la Maison de l’animal

    Une sélection d’histoires d’animaux lues par les bibliothécaires de la Médiathèque Hélène Berr.

    Il y en a pour tous les goûts : contes, albums, kamishibaï (théâtre à histoires d’origine japonaise), au gré des inspirations des bibliothécaires…

    Le thème du mois : les animaux mal-aimés.

    Un menu à s’en lécher les babines !

    Les enfants peuvent également découvrir sur place une grande sélection d’albums, de documentaires, de BD et de mangas sur des thèmes animaliers. De quoi passer un bon moment à la Maison de l’animal.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Les vertus du journalisme • Prix Albert Londres 2026

    Assistez à une table ronde avec les trois lauréats du prix Albert Londres à la Bibliothèque publique d’information.

    Après l’annonce du palmarès 2026 le 27 octobre au Théâtre de la Concorde à Paris, la Bpi aura le plaisir d’accueillir les trois lauréats pour un échange sur leur pratique du journalisme et les exigences de leur métier.

    En présence de :

    • Arthur Sarradin, prix du livre
    • Brice Lambert, prix de l’audiovisuel
    • Bruno Meyerfeld, prix de la presse écrite

    Créé en 1932 en hommage au grand reporter Albert Londres, le Prix Albert-Londres est la plus prestigieuse distinction du journalisme francophone. Chaque année, il récompense de jeunes journalistes dans les catégories presse écrite, audiovisuelle et livre, dont le travail témoigne d’une exigence d’enquête, d’indépendance et de rigueur. Albert Londres résumait ainsi la mission du journaliste : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, ni de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. »

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Ellen Babic • Constance Dollé, Marius Von Mayenburg

    Ellen Babic est l’élève d’Astrid, sa professeure soupçonnée d’avoir eu une attitude déplacée lors d’un séjour scolaire.

    Ce soupçon, c’est le proviseur du lycée à la bienveillance douteuse qui s’en fait l’écho lors d’une discussion après les cours. La pièce, c’est cette discussion déroulée sans aucune ellipse dans l’appartement d’Astrid, où les enjeux émergent peu à peu. Car Klara, l’amante d’Astrid qui vit secrètement avec elle, a été son élève elle aussi…

    Crash test : présentation d’une étape de travail en sortie de résidence

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  • 24 Place Beaumarchais

    Comment se construire quand tout, autour de soi, semble déjà avoir décidé de la place qu’on occupera ? Brahim Koutari porte à la scène un récit intime et politique, né de son parcours d’enfant d’Échirolles devenu acteur. Une trajectoire singulière, traversée par les contrôles policiers, les assignations sociales, les rêves contrariés, mais aussi par l’amour des siens et de son quartier, la foi, l’entraide, l’humour et la découverte décisive du théâtre.

    Écrit par l’autrice Adèle Gascuel à partir de son histoire, le texte restitue une parole vive, directe, profondément incarnée. On y croise la langue du quartier, le stand-up, le rap, l’arabe marocain, la langue de la prière, mais aussi Molière et Shakespeare. Cette pluralité de langues et de registres compose un théâtre au plus près d’une vie, loin des clichés sur la banlieue comme des récits de réussite exemplaires et tout tracés.

    Sur scène, Brahim Koutari fabrique tout à vue. Les lieux se déplacent, les souvenirs surgissent, les récits se rejouent. Ce qui se dessine alors, ce n’est pas seulement l’histoire d’un homme qui aurait « trouvé sa place » dans le théâtre, mais celle d’un geste plus profond : faire entrer avec soi un monde, une mémoire, une adresse, une réalité trop souvent laissée hors champ. Comme l’écrit la metteuse en scène Catherine Hargreaves, le spectacle n’est pas qu’un simple témoignage, il est né d’une rencontre – celle d’un trio : une manière de rappeler que le théâtre peut aussi devenir une terre commune.

    Entre récit de vie, adresse au public et puissance d’incarnation, 24 Place Beaumarchais est un spectacle de transmission, salutaire et rassembleur. Il livre une parole qui dit la violence des assignations, mais aussi la possibilité de déplacer les lignes, de reprendre sa place, pour inviter d’autres à entrer à leur tour dans le théâtre.

    Distribution

    Texte Adèle Gascuel, avec la complicité de Brahim Koutari
    Mise en scène Catherine Hargreaves, en collaboration avec Adèle Gascuel
    Avec Brahim Koutari
    Scénographie Benjamin Lebreton
    Lumière Stéphanie Daniel
    Son Patrick Jammes
    Costumes Suzanne Devaux
    Assistanat à la mise en scène Angélique Heller

    Production MC2 : Maison de la Culture de Grenoble – Scène nationale, Cie les 7 sœurs
    Avec le soutien de la Ville d’Échirolles, du Théâtre National Populaire de Villeurbanne et de Théâtre Ouvert – Centre national des dramaturgies contemporaines.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • « La confiance » : la thématique de novembre au Théâtre de la Concorde

    La confiance est l’un des fondements de toute vie collective. Elle permet de transmettre, de créer, de débattre, d’aimer et d’agir ensemble. Elle circule entre les générations, nourrit les institutions, accompagne les œuvres et donne à chacun la possibilité de trouver sa place dans le monde.

    À l’heure où les démocraties sont traversées par la défiance, où les certitudes se fragmentent et où les récits s’opposent plus qu’ils ne dialoguent, le Théâtre de la Concorde consacre le mois de novembre à cette force discrète qui relie les êtres et rend possible le vivre ensemble.

    À travers des spectacles, des rencontres, des concerts, des débats et des ateliers, novembre invite à faire l’expérience de la confiance : celle qui se transmet, celle qui se construit dans la parole et celle qui permet d’imaginer l’avenir.

    Se relier

    La confiance grandit à travers les histoires que nous partageons. Elles façonnent notre regard, nourrissent notre imaginaire et créent des liens entre les générations.

    Du 30 octobre au 7 novembre, 24 Place Beaumarchais, d’Adèle Gascuel, porté par Brahim Koutari (d’après une idée originale), raconte un parcours de vie où le théâtre devient un espace d’émancipation, de transmission et de rencontre. Une histoire singulière qui rappelle combien une œuvre peut transformer une trajectoire.

    Le 3 novembre, la rencontre Nos forêts, nos vies avec Catherine Meurisse, Geoffroy Delorme, Olivia Gay et Jean-Denis Pendanx mêlera récit, observation du vivant, dessin et musique pour alerter sur le sort des forêts et nous mobiliser pour préserver ce qui nous entoure, arbres, animaux, vents, beauté du vivant.

    Le 4 novembre, Rose Lamy et Marion Mulmann nous parleront de l’ouvrage illustré En bons pères de famille, et croiseront leurs regards sur les mots, les récits familiaux et les représentations qui façonnent encore nos imaginaires.

    Le 7 novembre, le cycle musical de Paul Serri met à l’honneur la Sonate pour violon et piano de César Franck. À travers le dialogue des instruments, la musique devient une expérience d’écoute, de transmission et de confiance réciproque.

    Le 17 novembre, la rencontre Quand les scénaristes de fiction écrivent la politique croisera différents regards pour interroger la façon dont leurs récits influencent notre compréhension du monde politique.

    Ces événements prolongent tout au long du mois cette circulation des récits, des savoirs et des expériences qui fait du Théâtre de la Concorde un lieu de partage autant que de création.

    Prendre sa place

    Trouver sa place, faire entendre sa voix, oser être soi : autant de chemins pour s’affirmer et exister pleinement dans le monde. Prendre sa place, c’est aussi faire reconnaître son expérience, ses choix et sa parole, sans avoir à se justifier.

    Le 6 novembre, les Prix MeToo Media mettent à l’honneur celles et ceux qui, par leurs enquêtes, leurs récits ou leurs créations, contribuent à rendre visibles les violences sexistes et sexuelles et à faire évoluer les représentations.

    Du 12 au 14 novembre, Lever la main droite, avec Irène Jacob et Maud Wyler, réunit deux femmes dans une salle d’attente de tribunal avant un procès pour violences conjugales. Entre confidences, silences et solidarité, la pièce explore les chemins fragiles de la reconstruction et rappelle que la reconnaissance de la parole constitue souvent la première étape vers la réparation.

    Le 13 novembre, Cosmogonia, nouvelle création de Yom, artiste compagnon du Théâtre de la Concorde, propose une expérience musicale et sensorielle où la confiance circule entre les artistes, le public et les émotions partagées.

    Le 18 novembre, la Chorale pop participative invite chacune et chacun à faire entendre sa voix. Chanter ensemble devient une manière simple et joyeuse de créer du lien et de faire naître une confiance collective.

    Car prendre sa place ne signifie pas prendre celle des autres. C’est pouvoir s’exprimer, être écouté·e et reconnu·e, tout en laissant à chacun·e la possibilité d’exister pleinement. Ici, on célèbre ces voix qui s’élèvent, ces récits qui se partagent et ces espaces où chacune et chacun peut trouver la sienne.

    Faire société

    La confiance est aussi une affaire de citoyennes et de citoyens. Elle permet le débat, nourrit l’esprit critique et ouvre des perspectives communes.

    Le 7 novembre à 16h, le rendez-vous Ciné-Philo, animé par Ollivier Pourriol, propose d’explorer les grandes questions de notre temps à travers le cinéma et la philosophie, en faisant dialoguer les œuvres avec nos expériences contemporaines.

    Le 19 novembre, le cycle La démocratie pour tous, avec Alexis Spire et Loïc Blondiaux, interroge les mécanismes de la confiance démocratique, les liens entre citoyens et institutions et les conditions d’une participation renouvelée.

    Le 25 novembre, le Service Civique Solidarité Seniors organise une rencontre, Vieux et jeunes ensemble, célébrant la beauté des liens entre les générations en donnant la parole aux jeunes et aux aînés pour partager leurs expériences et leurs regards.

    Les 27 et 28 novembre, le festival Le Fun !, imaginé par Usbek & Rica, transforme le Théâtre de la Concorde en laboratoire d’idées où chercheurs, artistes, journalistes et penseurs explorent ensemble les grands défis de demain.

    Tout au long du mois, les débats, les ateliers et les rencontres prolongent cette ambition : faire du théâtre un lieu où les idées circulent librement, où les désaccords deviennent féconds et où la confiance se construit par le dialogue.

    Au Théâtre de la Concorde, la confiance ne relève ni de l’évidence ni de l’habitude. Elle se cultive dans les récits que l’on partage, les paroles que l’on accueille, les œuvres qui nous rassemblent et les conversations qui prolongent les spectacles. Parce qu’elle permet de faire société, la confiance est aussi un horizon. En novembre, le Théâtre de la Concorde vous invite à en faire l’expérience, ensemble.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Thủy Tiên Nguyễn: Quel mois sommes-nous, mon amour?

    À partir des débuts méconnus de Paris By Night tournés à Paris, Thủy Tiên Nguyễn compose une exposition où sculpture, mouvement et mémoire s’entrelacent. La Galerie Bao devient le théâtre d’une histoire suspendue, traversée par les récits de la diaspora vietnamienne et les cycles persistants du souvenir.

    Pour sa première exposition personnelle à la Galerie Bao à Paris, Thủy Tiên Nguyễn (née en 1993 à Hanoï) mène une réflexion artistique sur la culture, la diaspora et le divertissement. Partageant sa vie et son travail entre Hanoï et Francfort-sur-le-Main, l’artiste recontextualise l’émission de variété culte Paris By Night, poursuivant une exploration cinétique de la mise en scène et de la mémoire.

    Dans la continuation de son exploration de la sculpture, Thủy Tiên présente une série de monuments en verre installés sur des socles motorisés. Dans ce nouvel ensemble d’œuvres, conçu pour l’espace de la Galerie Bao, elle se penche sur les 21 premiers épisodes de l’émission, filmés à Paris au studio Taratata.

    Bien plus qu’une simple émission de télévision, Paris By Night a occupé une place singulière dans l’histoire culturelle vietnamienne. Pour les communautés de la diaspora (les Việt Kiều), elle a servi de lieu de mémoire, préservant des répertoires musicaux, des esthétiques visuelles et des expressions culturelles qui avaient disparu de la vie publique au Vietnam après la chute de Saigon en 1975. Pour le public resté au pays — où l’émission circulait via des réseaux informels et de piratage —, elle offrait, durant les années 1980, 1990 et au début des années 2000, une rare fenêtre sur l’extérieur et un horizon culturel alternatif. Avant la généralisation de la culture pop mondiale portée par MTV et la domination des adaptations vietnamiennes de musiques populaires chinoises et internationales, Paris By Night constituait un espace audiovisuel partagé, reliant des publics séparés par la géographie, la politique et le vécu historique.

    L’absence de documentation précise sur cette période de tournage confère une dimension mythologique à l’architecture des coulisses et aux mécanismes d’éclairage de Paris By Night, permettant à l’artiste de déployer une profonde réflexion sur la lisibilité, l’exil et la boucle mécanique perpétuelle de l’histoire. Dans cette exposition, Thủy Tiên Nguyễn transforme la Galerie Bao à la fois en une capsule temporelle et en espace scénique. Suspendue entre immobilité et mouvement, l’exposition réactive des fragments d’une mémoire culturelle partagée.

    Fiche sur Que faire à Paris