Citron Cosmique

Le guide du flâneur galactique

Tu t'ennuies ?

Catégorie : Cinéma

  • Ciné-club – Karbid und Sauerampfer (Carbure et oseille)

    Une comédie réalisée par Frank Beyer avec Erwin Geschonneck, Marita Böhme et Manja Behrens.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce road movie singulier nous entraîne à travers les premiers mois de la zone d’occupation soviétique, qui deviendra quelques années plus tard la RDA. Ouvrier, Kalle Blücher est chargé d’acheminer sept fûts de carburant de Wittenberge, dans le Brandebourg, jusqu’à Dresde, en Saxe. Faute de véhicule, cette mission apparemment banale se transforme bientôt en une odyssée aussi improbable que cocasse, offrant un regard plein d’humour sur un pays en pleine reconstruction.

    Un film réalisé par Frank Beyer (Allemagne de l’Est, 1963, n/b, 85 min, vostfr)

    Présentation par Caroline Moine, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

    Nos autres films du ciné-club consacré à Frank Beyer :

    Fiche sur Que faire à Paris

  • LES RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLES DU FORUM DES IMAGES EN NOVEMBRE

    En novembre, retrouvez la scénariste et réalisatrice Audrey Diwan dans le cadre des Ciné-rencontres de la Sorbonne, Ollivier Pourriol et son Cinéphilo L’imagination au pouvoir, ainsi que Fanny Herrero, la showrunneuse de la série Dix pour cent, dans le cadre des Rendez-vous en séries de Télérama x Série Séries.

    Les séances de novembre

    Le Cinéphilo d’Ollivier Pourriol – Comment augmenter l’âme ?
    ★ Mardi 3 novembre à 19h ★

    Pour suivre les augmentations du corps humain, et rattraper notre retard sur les machines, faut-il augmenter notre âme, notre imagination, nos sentiments… ?
    Pistes de réponses dans le cinéma, avec des films comme La Ligne rouge, Watchmen, 21 grammes, 2001, l’Odyssée de l’espace.

    → infos & réservations

    ; Crédits : © Julien Falsimagne

    Les Ciné-rencontres de la Sorbonne
    Audrey Diwan et sa coscénariste Maria Romano
    ★ Mardi 10 novembre à 19h ★

    Audrey Diwan fait partie des cinéastes qui n’ont pas froid aux yeux et qui aiment se remettre en question à chaque film. Qu’elle réalise (L’Événement, Emmanuelle…) ou écrive pour d’autres comme Gilles Lellouche (L’Amour ouf) ou Valérie Donzelli (L’Amour et les forêts), sa liberté de ton s’appuie sur la rigueur de son style pour entraîner le spectateur dans les tréfonds de l’âme humaine.

    Diplômée de La Fémis, Marcia Romano est une scénariste renommée. Elle a travaillé avec François Ozon, Emmanuel Bourdieu, Éric Rochant, Xavier Giannoli, Audrey Estrougo, Albert Dupontel, Édouard Baer, Alice Winocour, Audrey Diwan…

    → infos & réservations

    ; Crédits : ©-Pathé-films

    Rendez-vous en séries par Télérama x Série Series
    Fanny Herrero pour Dix pour cent
    ★ Jeudi 12 novembre à 19h30 ★

    Comment écrit-on, réalise-t-on, incarne-t-on une série ? Télérama reçoit avec Série Series au Forum des images, celles et ceux qui font les séries pour une master class sur le processus créatif.

    Depuis le succès de Dix pour cent, elle s’est imposée comme la scénariste de séries française la plus en vue. Le retour de la comédie populaire en film, en septembre dernier, a remis Fanny Herrero sur le devant de la scène. À l’écart du tumulte promotionnel, Télérama a souhaité prendre le temps de discuter avec elle du geste créatif sériel, de sa méthode, de sa vision de cet art en révolution permanente.

    Masterclass animée par le journaliste Pierre Langlais.

    → infos & réservations

    ; Crédits : ©-Jean-François-Robert-Modds-pour-Télérama

    Fiche sur Que faire à Paris

  • « Bon appétit les animaux ! » un album des éditions du Ricochet

    une exposition de planches de l’album de Capucine Mazille dans le cadre du temps fort « Manger, être mangé »

    L’exposition « Bon appétit les animaux ! » vous invite à découvrir l’univers de l’illustratrice Capucine Mazille à travers une sélection d’aquarelles originales illustrant l’album documentaire éponyme écrit par Françoise Laurent.

    Que mangent les animaux de la forêt, de la savane ou du fond des mers ? Pour le savoir, ouvre grand tes yeux ! Les loups ont des dents pointues, les lapins grignotent avec leurs incisives et les oiseaux piquent avec leur bec.

    Capucine Mazille dessine tous ces animaux en plein repas. Ses peintures à l’aquarelle montrent la vraie vie de la nature, mais toujours avec une touche d’humour et beaucoup de tendresse.

    Capucine Mazille est née aux Pays-Bas. Son père était peintre et illustrateur, et elle n’a jamais pensé faire autre chose que d’inventer des mondes imaginaires avec ses pinceaux. À la main, à l’ancienne, parce qu’elle aime le toucher du papier, l’odeur des crayons et celle de la peinture

    Ses dessins ont été exposés en France, aux Pays-Bas, en Suisse et aux États-Unis. En tant qu’autrice-illustratrice jeunesse, elle a publié de très nombreux livres : des contes, des livres scolaires, des histoires dans la presse, des bandes dessinées, ainsi que des documentaires scientifiques et animaliers, notamment aux éditions du Ricochet.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • DEMAIN, Festival international du Film documentaire Outre-mer au Forum des images

    Le Pôle Outre-mer de France Télévisions et le Forum des images s’associent pour la deuxième année consécutive pour proposer un rendez-vous unique. L’occasion d’offrir au public parisien des récits puissants, des regards intimes et des visions du monde ancrées dans les réalités des territoires ultramarins.

    Le festival

    À travers une sélection de films documentaires, de tables rondes, d’ateliers professionnels, d’une exposition photos et de concerts, le festival invite à des découvertes où les cultures se croisent et les genres se mêlent, pour offrir un large aperçu de la riche mosaïque d’un Outre-mer pluriel.

    Cette deuxième édition est parrainée par Jean Jouzel, climatologue, membre du GIEC, prix Nobel de la paix 2007 (au titre du GIEC).

    ★ Entrée gratuite, réservation fortement recommandée ★

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    Soirée d’ouverture

    The Haka Party Incident
    ★ Mercredi 4 novembre à 20h ★

    de Katie Wolfe
    en sa présence

    Documentaire / Nouvelle Zélande
    Le 1er mai 1979, un groupe de jeunes activistes māori et pasifika confronte des étudiant·es en ingénierie de l’Université d’Auckland alors qu’ils/elles répétaient un « faux » haka pour leur parade de fin d’année. L’affrontement qui a suivi a poussé toute la nation à questionner le racisme systémique, lançant alors un processus de changement réel.

    → réserver

    ; Crédits : ©-Tasman-Ray

    Au programme

    11 documentaires

    De la Polynésie française à la Guyane, de Mayotte à Futuna, en passant par Saint-Pierre-et-Miquelon, cette sélection documentaire explore les réalités ultramarines à travers des récits intimes et engagés.

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    Prix du public

    Tout au long du festival, le public sera invité à voter pour son documentaire préféré parmi les 11 sélectionnés. Le film qui aura été choisi recevra le Prix du public, remis lors de la cérémonie de clôture du festival, le dimanche 8 novembre.

    Conférences et atelier

    Penser Demain avec Pierre Rosanvallon, autour de son livre La Tyrannie du présent : comment la préférence pour l’immédiat paralyse nos démocraties, incapables d’agir sur le temps long.

    Focus : Le nucléaire en Polynésie Française, projections et débat.

    Atelier Pitchs AJUCA, l’Association des Jeunes Ultramarins pour le Cinéma et l’Audiovisuel.

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    ; Crédits : Tuatau Production

    2 Concerts

    Peut-être plus que tout autre art, la musique, par la diversité de ses voix, préfigure une autre mondialité, riche des apports de chacun et des passerelles entre tous.

    Lauréats Prodiges et Voix des Outre-mer
    Six artistes révélés par le concours Voix des Outre-mer et l’émission Prodiges se réunissent sur scène pour un récital placé sous le signe de l’émotion, du partage et de l’excellence musicale.

    Concert surprise
    Pour la soirée de clôture, un concert de reggae avec une nouvelle génération de musiciens, entre roots et soul…

    → en savoir plus

    ; Crédits : Nelson Charles

    Une exposition photos

    « Bribes »
    En accès libre
    ★ Du 28 octobre au 23 novembre ★

    Commissariat et scénographie par Gilles Elie-dit-Cosaque

    Bribes est une collection de regards qui n’en font qu’un ; les regards d’une quinzaine d’artistes contemporain·es : photographes, graphistes, écrivain·es, issu·es de ces bribes de terre dispersées aux quatre coins du globe, mais regroupées sous l’appellation « régions ultramarines françaises ».

    Ces regards décalés, sur leur monde, notre monde, se croisent, se répondent, se juxtaposent, pour se recréer en un poème visuel, où l’espace entre chaque image – porte ouverte à l’imaginaire du spectateur ou de la spectatrice – est tout aussi porteur de sens que les images en elles-mêmes.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • CinéKids : les séances de novembre au Forum des images

    Jusqu’au 20 décembre, enfilez capes, couronnes et épées pour une thématique autour des châteaux !

    Au château : la suite de la thématique CinéKids

    Tous les mercredis et deux dimanches par mois, les cinéphiles de 2 à 9 ans – et leurs parents – sont invité·es à déambuler avec fantaisie au sein des plus belles forteresses du cinéma.

    Qu’ils soient médiévaux ou futuristes, les châteaux sont des endroits pleins de magie et de mystères ! Des reines et des rois y trônent, des princes et princesses y tombent amoureux et bêtes ou dragons sont parfois maîtres des donjons.

    Astuce

    Bénéficiez du tarif de 4€ la séance, pour vous et vos accompagnant.es, avec la carte Forum Liberté (valable 1 an à compter de la date d’achat). Acheter la carte

    Découvrez les séances de novembre :

    ★ Ellian et le sortilège
    de Vicky Jenson
    À partir de 7 ans – suivi d’un débat
    Mercredi 04 novembre à 15h

    ; Crédits : Ellian et le sortilège

    ★ La Belle au bois dormant
    de Wolfgang Reitherman, Eric Larson et Les Clark
    À partir de 5 ans – suivi d’un débat
    Mercredi 11 novembre à 15h

    ; Crédits : © Disney

    ★ Zébulon le dragon et les médecins volants
    de Mariya Sosnina, Mikhail Aldashin
    À partir de 3 ans
    Dimanche 15 novembre à 16h

    ; Crédits : ©-Magic-Light-Pictures

    ★ Léo, la fabuleuse histoire de Léonard de Vinci
    de Jim Capobianco et Pierre-Luc Granjon
    À partir de 6 ans – suivi d’un atelier collage « crée ton invention »
    Mercredi 18 novembre à 15h

    ; Crédits : ©-2023-Curiosity-Studio-Limited.

    ★ La Vie de château, mon enfance à Versailles
    de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi
    À partir de 6 ans – suivi d’un débat
    Mercredi 25 novembre à 15h

    ; Crédits : ©-Films-Grand-Huit

    ★ Willy le moineau
    de József Gémes
    À partir de 5 ans
    Dimanche 29 novembre à 15h

    ; Crédits : ©-Tamasa

    Le Forum des images, lieu unique pour les enfants et les ados

    Le Forum des images interroge tous les champs de l’audiovisuel dans un geste commun de programmation, de création et d’éducation aux images. Inventivité et échanges stimulants entre nos publics sont à l’honneur cette année !

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Gerard Malanga

    Figure emblématique de la Factory d’Andy Warhol, Gerard Malanga fut l’un des témoins privilégiés de la scène artistique new-yorkaise des années 1960/1970, dont il a photographié les figures, les rencontres et les moments de vie. Photographe, poète et cinéaste, il en fut à la fois un acteur et un observateur attentif. À travers une sélection de photographies, la Galerie du Jour agnès b. revient sur cette époque où artistes, musiciens, écrivains, cinéastes, danseurs et poètes se côtoyaient dans une effervescence créative et une liberté qui continuent, aujourd’hui encore, à nous fasciner.

    Cette exposition est aussi l’histoire d’une fidélité et d’une amitié entre Gerard Malanga et agnès b. En 2004, plusieurs tirages de l’artiste étaient déjà présentés à la Galerie du Jour dans le cadre de l’exposition collective Bande à Part, consacrée à cette constellation d’artistes et de personnalités qui ont façonné la scène underground new-yorkaise. Plus de vingt ans après, son regard revient à la galerie, comme une mémoire vivante de cette époque, toujours aussi libre et intime.

    Né dans le Bronx en 1943, Gerard Malanga rencontre Andy Warhol en 1963, à l’âge de vingt ans, grâce au poète Charles Henri Ford. Il rejoint alors la Factory et devient rapidement l’un des personnages centraux de cette aventure artistique hors normes. Son parcours traverse la musique, la poésie, le cinéma, la performance et la photographie, abolissant les frontières entre les disciplines.

    Au fil de ses rencontres, Malanga photographie celles et ceux qui incarnent cette époque : Andy Warhol, William S. Burroughs, Mick Jagger, Iggy Pop, Dennis Hopper, Lou Reed, Patti Smith, Robert Mapplethorpe, Candy Darling et bien d’autres. Ses photographies ne cherchent pas à fabriquer des icônes. Elles semblent au contraire les rapprocher de nous, saisissant les artistes dans des moments de présence, de complicité, de solitude ou d’abandon.

    C’est peut-être là que réside la force particulière de son œuvre. Derrière les figures devenues mythiques, Malanga révèle des personnes des amis, des compagnons de route, des êtres rencontrés au détour d’une soirée, d’un concert, d’un appartement ou d’un café. Son appareil devient une manière de garder trace de ces relations et de cette communauté éphémère.

    Je les ai photographiés parce qu’ils étaient mes amis, parce que je les aimais, parce qu’ils étaient là.

    Gerard Malanga, photographe

    Cette dimension affective imprègne profondément son travail. Elle fait de la photographie de Malanga non seulement une archive exceptionnelle d’une époque, mais également le récit d’une communauté artistique, d’une génération et des amitiés qui l’ont traversée. Et si cette scène newyorkaise appartient désormais à l’histoire, elle n’a rien perdu de sa capacité à nous électriser. Dans le regard de Malanga, elle demeure vivante et profondément humaine.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Ciné-Club Corée « K-Heritage »

    Pour cette édition spéciale du Ciné-Club Corée, organisée à l’occasion du 140ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le thème choisi met à l’honneur la grotte de Seokguram, l’un des sites coréens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    À travers une sélection de films, cette programmation explore l’histoire de la Corée, sa tradition bouddhique ainsi que la ville historique de Gyeongju, offrant un regard cinématographique sur les lieux, les événements et les récits qui façonnent la mémoire et l’héritage du pays.

    Jeudi 8 octobre à 19h

    Gyeongju (2014) | Fiction | Zhang Lu | 145 min | VOSTFR

    De retour en Corée pour assister aux funérailles d’un ami proche, Choi Hyun, professeur à l’université de Pékin, se remémore soudain une peinture érotique qu’il avait vue sept ans auparavant en sa compagnie. Sur un coup de tête, il décide de se rendre à Gyeongju. Alors qu’il cherche des traces de cette image dans une maison de thé, il rencontre Yoon-hee, la propriétaire des lieux. Entre malentendus et coïncidences, une relation étrange et singulière se tisse entre eux. Bientôt, Choi Hyun fait venir à Gyeongju son ancienne amante, Yeo-jin, faisant émerger entre les trois personnages une dynamique émotionnelle aussi subtile qu’insaisissable.
    À travers cette errance dans une ville où se côtoient vestiges historiques et souvenirs personnels, Gyeongju explore les liens entre mémoire intime et héritage culturel, offrant un regard sensible sur la manière dont les lieux conservent les traces du passé.

    Vendredi 23 octobre à 19h

    The Fortress (2017) | Action·Drame·Historique | Hwang Dong-hyuk | 139 min | VOSTFR

    Hiver 1636. Tandis que l’empire des Qing étend son emprise sur la péninsule, le roi de Corée, Injo, et sa cour choisissent la résistance et se retranchent dans une forteresse de montagne. Mais face à des forces ennemies toujours plus nombreuses, le rapport de force semble irrémédiablement déséquilibré. Autour de cette place assiégée se joue une bataille décisive pour l’honneur du souverain et le destin de tout un peuple.

    Adapté du roman historique Namhansanseong de Kim Hoon, The Fortress revient sur un épisode majeur de l’histoire coréenne et interroge les choix politiques, les rapports de pouvoir et les sacrifices humains au cœur d’une période de crise nationale.

    Vendredi 13 novembre à 19h

    The money (1958) | Drame | Kim Sodong | 124 min | VOSTFR

    Dans la Corée rurale des années 1950, Bong-su, un paysan confronté à la pauvreté, cherche à améliorer les conditions de vie de sa famille et à réunir l’argent nécessaire au mariage de sa fille. Après avoir été victime d’une escroquerie, il se retrouve entraîné dans une série d’événements tragiques qui bouleversent son existence. Confronté aux difficultés et injustices de son époque, il doit alors faire face à un choix irréversible.

    Avec son regard lucide sur la pauvreté rurale et les inégalités sociales de la Corée des années 1950, The Money est considéré comme une œuvre pionnière du réalisme coréen. Reconnu pour sa valeur artistique et historique, le film a été classé au patrimoine culturel national en 2025.

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Festival Close-up : exposition La beauté mortelle des cinémas / Indian Travellings

    Simon Edelstein est photographe, il parcourt le monde depuis 2006 à la recherche des cinémas anciens. Quelque 150 000 images témoignent de cette (en)quête insatiable et amoureuse, entre ravissement et nostalgie.

    La beauté mortelle des cinémas

    Les photographies de Simon Edelstein conjurent une perte : ruine ou
    défiguration. Elles procèdent singulièrement de ce que Roland Barthes a repéré
    comme l’essence de toute photographie : cela a été. Cela déjà n’est plus, nombre de ces cinémas abandonnés
    ayant disparu. Ou est différent, souvent pour le pire – tant de cinémas
    défigurés et réduits à d’autres usages – pour le meilleur parfois – sauvés et
    restaurés.

    Si les photographies semblent ainsi nous faire face,
    c’est bien que les cinémas sont des lieux intenses d’humanité. Ils sont autant
    de visages du monde, souriants ou blafards, décomposés ou fardés.

    Un à un, leur beauté tragique avive nos désirs de
    cinéma(s).

    Indian Travellings
    2006 – 2025

    L’Inde occupe une place prééminente dans les
    pérégrinations du photographe, qui tient à une affection particulière pour ce continent inépuisable,
    sa cinématographie et son architecture, l’une et l’autre si singulières, mais
    sans doute plus encore au désir frénétique, exubérant et festif de cinéma qui
    agite ce pays-kaléidoscope.

    Quelque mille cinémas ont ainsi nourri cette en-quête
    passionnée poursuivie par Simon Edelstein à travers une douzaine d’états de
    l’Inde.

    Pourtant, là aussi, les grandes salles de cinéma
    ferment à présent les unes après les autres, abandonnant derrière elles leurs
    fauteuils éventrés, leurs projecteurs éteints et les souvenirs d’un cinéma
    populaire si vivant, vibrant. Façades fanées, guichets grinçants, spectateurs
    assoupis dans la chaleur…

    Les photographies ici réunies déroulent leurs
    séquences précipitées. Comme une dernière projection, avant extinction.

    Vernissage en présence du photographe Simon Edelstein le jeudi 19 novembre à 18h30.

    Cette exposition a été conçue et produite par la Fondation Plaza à Genève, dans le cadre du festival Close-up

    Simon Edelstein

    Réalisateur de plusieurs longs métrages de fiction et d’une centaine de films documentaires, Simon Edelstein a également été directeur de la photographie, notamment pour les films de Michel Soutter.

    ; Crédits : © Simon Edelstein

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Archives des invisibles

    KADIST présente Archives des invisibles, un projet de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Réunissant des cinéastes et des artistes principalement issu·es du pourtour méditerranéen (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Liban, Palestine) et de France, ce premier volet, réalisé à l’occasion de la Saison Méditerranée 2026, prend la forme d’une exposition présentée à KADIST Paris du 10 octobre 2026 au 9 janvier 2027, accompagnée d’une programmation de rencontres, de projections et de visites.

    Un projet de
    Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
    En collaboration avec Amélie Galli, responsable de la Cinémathèque idéale des banlieues du monde pour le Centre Pompidou, et Taddeo Reinhardt

    Avec
    Namir Abdel Messeeh, Mohamad Abdouni, Kamal Aljafari, Ahmed Amer, Danielle Arbid, Cyril Aris, Kader Attia, Nader S. Ayache, Ismaïl Bahri, Mehdi Barsaoui, Éric Baudelaire, Kaouther Ben Hania, Afef Ben Mahmoud et Khalil Benkirane, Simone Bitton, Dominique Cabrera, Lana Daher, Alice Diop, Sofia Djama, Nabil Djedouani, Rana Eid, Souad El-Bouhati, Jihan El-Tahri, Mahdi Fleifel, Ahmad Ghossein, Alain Gomis, Tala Hadid, Annemarie Jacir, Bouchra Khalili, Yanis Koussim, Nadine Labaki, Sébastien Lifshitz, Laïla Marrakchi, Rayane Mcirdi, Najwa Najjar, Eliane Raheb, Amal Ramsis, Ghassan Salhab, Jayce Salloum, Elias Sanbar, Céline Sciamma, Zineb Sedira, Lina Soualem, Mohamed Soueid, Rania Stephan, Elia Suleiman, Virgil Vernier, Hady Zaccak, Rebecca Zlotowski.

    L’idée des Archives des invisibles accompagne Joana Hadjithomas et Khalil Joreige depuis longtemps. Elle s’est nourrie de leur attention à ce qui échappe, à ce qui reste hors champ, aux images manquantes, enfouies ou oubliées.

    Le projet se tourne vers les images que les artistes et les cinéastes portent encore en elles et eux : des plans tournés qui n’ont jamais trouvé leur place dans un film mais demeurent vivants dans leur mémoire. Que deviennent ces images, ces visages, ces paysages, filmés, aimés, puis laissés de côté ? Que pourrait-il émerger si ces images étaient partagées et réunies ?

    Chaque artiste et cinéaste est invité·e à dévoiler des séquences inédites et à les accompagner d’un témoignage. Ensemble, ces fragments dessinent une cartographie sensible et polyphonique : une archive vivante, en perpétuelle construction.

    Programme public

    Chaque samedi à 16h : visite guidée menée par l’équipe de médiation
    Gratuit sur inscription via Explore Paris

    Samedi 7 novembre de 15h à 18h : Ghost Editing :
    atelier collage et fanzine, visite guidée.
    → KADIST Paris, 21 rue des Trois Frères, 75018 Paris
    Gratuit sur inscription ici

    Lundi 14 décembre à 19h30 : Partage des invisibles :
    projection et rencontre.
    → La Fémis, Salle Renoir, 6 Rue Francœur, 75018 Paris
    Gratuit sur inscription (lien à venir)

    Mardi 19 janvier 2027 à 20h : Archives des invisibles :
    ciné-concert pour l’ouverture du festival “Un état du monde”.
    → Forum des images, Westfield Forum des Halles, 2 rue du cinéma, 75001 Paris
    Gratuit sur inscription (lien à venir)

    Lundi 1er février 2027, à 19h : Restituer nos imaginaires :
    projection et rencontre Dans le cadre du rendez-vous mensuel de la Cinémathèque idéale des banlieues du monde.
    → Mk2 Bibliothèque x Centre Pompidou
    Gratuit sur inscription (lien à venir)

    Archives des invisibles
    Ouvert du jeudi au vendredi de 11h à 19h et le samedi de 15h à 19h
    Mercredi sur rendez-vous entre 10h et 18h via programs@kadist.org
    Accès libre et gratuit I Accessible aux personnes à mobilité réduite

    Fiche sur Que faire à Paris

  • Club Ciné

    Participez à notre Club Ciné pour échanger autour du cinéma.

    Tous les deux mois, la médiathèque vous accueille pour discuter de cinéma en toute convivialité.

    Un temps d’échange pour parler de cinéma, partager vos coups de cœur, évoquer des cinéastes, découvrir de nouveaux films…

    Le Club est organisé tous les deux mois, le samedi de 10h30 à 12h30.

    Les prochaines dates du Club en 2026 :

    – 26 septembre

    – 24 octobre

    – 28 novembre

    Fiche sur Que faire à Paris